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J'avais découvert ce groupe avec son premier méfait que je dois confesser avoir renoncé à chercher dans le fatras des vieux disques promos qui peuple hélas ma cd-thèque. Je n'en rappellerai donc pas le nom, mais j'aurai en revanche suffisamment de mémoire pour me souvenir qu'il ne m'avait pas transcendé... Très classiques dans leur approche du doom-death, les pays-bassistes d' Officium Triste n'étaient pas parvenu à capter mon intérêt alors même que mon oeil frise cependant très facilement dès qu'il est question de doom. C'est dire. Sans aller jusqu'à alléguer que le groupe a totalement renversé la vapeur, il peut avec ce nouvel album prétendre entrer dans la catégorie de ceux qui savent créer des ambiances glauques et sombres. On retiendra notamment deux très beaux morceaux ("The silent witness" et "A flower in decay"), qui, s'ils peinent à renier leur filiation avec Shape of Despair, font passer, c'est indiscutable, de beaux frissons malgré le recours encore trop fréquent à quelques facilités dans les enchaînements de riffs. Un défaut également présent sur le titre "This inner twist", qui, lui, visite avec insistance l'héritage My Dying Bride. On clorera la revue des influences en citant encore de façon générale les divins Unholy. De bons auspices donc. Mais Officium Triste use sur ce disque d'une arme qui, elle, pourrait à terme lui faire gagner ses galons de groupe relativement original : les solos de guitare. Ils sont en effet fort bien exécutés et toujours placés avec bon goût, apportant un élément lyrique bienvenu. Une utilisation plus massive de ce procédé aurait à coup sûr pour conséquence de porter Officium Triste encore plus haut dans le coeur de ces êtres d'exception que sont les fans de doom. Je sens qu'Officium Triste a le profil du groupe qui finira par sortir un jour ou l'autre une bombe intégrale et qui splittera quelques mois après, comme tué par cet ultime effort. En attendant, cet album peut sans réticence rejoindre les bonnes sorties doom de 2004. |