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On
a beau ne pas être tombé de la dernière pluie, connaître la
vie, en avoir vu d'autres... N'empêche, quand on apprend qu'Obituary
se reforme, qu'ils vont sortir un album et que, finalement,
l'album, on le reçoit un jour dans sa boîte aux lettres, on
se prend à fantasmer... Malheureusement, si le meilleur moment
de l'amour est l'escalier, celui que l'on préfère finalement
dans la chronique musicale est également trop souvent l'ouverture
du paquet... Trève de métaphores. Obituary reprend les choses
exactement au point où il les avait laissées avec "Back from
the dead". Son énorme, influences hardcore, quelques solos de
guitare, des riffs de mammouths... Rigoureusement rien de neuf.
C'est dommage car le groupe avait montré sur "World demise"
qu'il était capable de changer sans trahir quiconque. Aujourd'hui,
c'est encore pire, car si jusqu'alors Obituary avait au moins
su créer de nouveaux riffs, fussent-il trademarkés jusqu'à l'os,
ici, non seulement il se confine dans le même style immuable,
mais en plus, il utilise des riffs réellement déjà entendus.
Des copies serviles. Le degré zéro de la création. Désolé, mais
je ne me joindrai pas au discours bienveillant consistant à
se réjouir qu'Obituary fasse ce qu'il maîtrise le mieux : du
Obituary. Car passe encore l'autoplagiat. Mais l'auto-copie-carbone,
non... Seul le titre "Slow death", pas plus original que les
autres, m'a légèrement distrait avec sa batterie heurtée...
Un point, c'est tout. Faut-il que l'époque soit à ce point pauvre
pour que ceux qui ont un jour symbolisé la rébellion, le chaos
et la violence se vautrent dans la complaisance la plus veule
et la facilité la plus vile ? Pitié : que Carcass et Coroner
ne se reforment jamais ! |