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Partant du postulat simple et raisonné qui dit qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, voici une chronique qui n'a pas été faite en temps et en heure pour diverses raisons sur lesquelles nous ne nous étendrons pas ici. L'erreur se voit réparée et cautérisée par un flashback détaillé et synthétique de cet " Ecce Lex " haut en couleur. Qui surprit d'ailleurs plus d'un métalleux lors de son avènement ! Enigmatique et trépidant, cet album dépeint avec un réalisme troublant la fusion du hardcore, grindcore, death, thrash, bref de tout ce qui se peut se faire de méchamment burné. Et le résultat dépasse les espérances, déjà nourries par un premier album, " Argue ", qui présentait une brillante esquisse de ce dont ces Suisses étaient capables. " Ecce Lex " a le mérite de mettre tout le monde d'accord, public et médias divers. C'est le premier élément qui met la puce à l'oreille, car rares sont les albums qui suscitent un tel engouement dès leur sortie. Le deuxième restant cette musique unique, aux confins de l'extrême, habile et dissonante, qui navigue avec aisance dans toutes les mouvances du metal et/ou du hardcore. Le troisième étant cette sincérité et honnêteté artistique mise en œuvre pour aboutir à ce résultat, preuve de la cohésion absolue entre chaque individualité constituant ce groupe. L'interview du groupe en est d'ailleurs l'illustration la plus flagrante. Tout comme le concert qu'avaient donné les Helvètes dans la capitale, à la Boule Noire, le 1er mai dernier, qui fut une leçon métallique dont mes conduits auditifs se souviennent encore. Ce ne sont certainement pas les seuls d'ailleurs ! Tout cela me conduit, sans ambages, à inciter (au moins encourager) chaque fan de metal, de hardcore, ou tout simplement de sensations fortes à jeter ses deux oreilles sur ce petit bijou de précision et d'agressivité moderne. |