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Pagan Records, décembre 2006, épisode II. C'est seulement avec ce quatrième album que les Polonais de Non Opus Dei portent leur existence à ma modeste connaissance. Non Opus Dei (N.O.D.) évolue dans un registre que l'on peut raccrocher au black metal bien que son propos en dépasse largement les contours. Ici, pas question de true-isme beauf ni de bourrinisme sans but. N.O.D propose quelque chose de très bien produit (batterie un peu sourde cependant), de, comme toujours avec les Polonais, très pro, bien réfléchi, dont l'approximation est bannie. Et en plus, c'est original ! Eh oui... N.O.D s'emplace dans la même école de pensée que Blut Aus Nord, Leviathan (US) et autres défricheurs audacieux. Ce qui ne les empêche pas de fournir quelque chose de structuré avec certains passages d'une infinie force de préhension, comme par exemple sur ce quatrième titre ("The wordless galactic ceremony") hautement jouissif. N.O.D a le chic pour toujours placer le petit chorus de guitare qui fait mouche, le break gaillard qui vous agrippe par le colbac. Dommage uniquement que le chant manque de raffinement. Un détail cependant à côté des qualités créatives de la partie instrumentale qui ne recule devant aucune dissonnance, aucun riff grinçant, aucune occasion de marquer son propre territoire. Et puis, tiens, prends toi encore une bonne petite harmonie de guitare dans la gueule entre deux étouffements rythmiques ("Energion...") : oui, merci, encore ! A ben tiens, ça tombe bien : mange toi encore cet assaut éclair façon "Arkhon Infaustus meets Funeral Mist " ("Gdy imperium upada"). Et puis, quitte à partir dans dix minutes ordurières, un peu d'Impaled Nazarene époque "Suomi Finland Perkele" ("Das ist krieg"). Pour finir, un avant dernier titre purement Leviathan et puis, en guise de bisou d'au revoir, une berceuse électro-folk-acoustique façon veillée d'arme. Ben mon colon, tu nous en as fait voir aujourd'hui. Pourquoi viens-tu si tard ? |