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Chronique et review de l’album Manipulated Mind de No Return.

No Return

"Manipulated Mind"

(dockyard1 -- 2008)

pochette de l’album Manipulated Mind de No Returnimage élargie - pochette de l’album
No Return - "Manipulated Mind"
Bon, ce n'est pas compliqué No Return est un des groupes qui représente l'Hexagone depuis très longtemps et de plus ce vétéran occupe les lignes ennemies avec efficacité, tenacité, hargne et envie de vaincre... Le soldat Ryan à côté c'est un rigolo...
C'est avec ce septième album que No Return, qui n'avait rien sorti depuis 2006, nous revient meilleur que jamais. Si les derniers albums, bien que pas mal n'avaient pas fait naître de vraies passions, «Manipulated Mind » écrase tout sur son passage et montre le talent indubitable de ce groupe.
Alors effectivement pendant longtemps je suis resté sur « Psychological torment » et le sublimissime « Contamination rises », ensuite j'ai un peu lâché pour « Season of soul » qui m'avait pas mal déçu. Je m'y suis remis bien plus tard lors de « Machinery », j'ai rattrapé le temps perdu et depuis ça suit logiquement. Contre vents et marées, No return maintient le cap depuis toutes ces années et « Manipulated Mind » c'est un énorme album qui vient comme un véritable tsunami de thrash/death, une déferlante de guitares, un raz-de-marée violent et imposant... Le line-up de No Return étant en perpétuel changement, deux nouveaux membres sont venus rejoindre Alain et Moreno. L'alchimie entre eux a l'air de fonctionner, ce qui pourra sans doute apporter une certaine stabilité.
Alors « Manipulated mind », c'est d'abord un digipak avec un superbe artwork signé Felipe Machado mettant bien en valeur l'idée de l'album sur des couleurs au niveau du logo tout à fait délicieuses. No Return a abandonné son thème de la femme nue. Pour ce qui est des compositions les gars se sont fendus de chansons impeccables, implacables, telles que le titre lui-même « Manipulated mind » ou « Puzzle of life » très représentatifs de l'agressivité mélodique du groupe. On a droit à des morceaux, sans temps mort, dotés de soli finement exécutés qui tombent à point à chaque fois. Les vocaux de Moreno, doublés, donnent un effet de puissance au chant qui se passe finalement largement d'effet potentiel.
L'album ne dure pas vraiment longtemps, environ 38 minutes, mais celles-ci sont employées intelligemment pour ne pas trop en faire ni gaver les oreilles de l'auditeur comme une oie. Effectivement s'il y a neuf titres ces derniers sont montés savamment avec des riffs violents, mais mélodiques également. No return en a terminé avec ses explorations musicales et revient magistralement vers son thrash/death d'origine. Une batterie rapide et ordonnée, des guitares mélodiques (Il n'y a qu'à écouter « News Item »), des rythmiques de schizo et une voix d'outre-tombe. Il y avait longtemps que No Return ne nous avait pas offert un album aussi succulent. J'oubliais aussi « Blackness » qui développe une aptitude à être brutale mais profonde, rapide mais pointilleuse. Une large gamme de ce dont est capable No Return, se retrouve dans ce morceau.
Le son est énorme, un bulldozer français, et cet album figure définitivement dans mon top 3 du groupe... Et si l'album est intense, heureusement le fait de ne pas être trop long lui permet d'être apprécié à sa juste valeur sans que la lassitude vienne pourrir l'ambiance.
No Return rules...

Arzhu Decibels Storm - mai 2009
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