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Chronique et review de l'album Possessed de Neurasthenia.

Neurasthenia

"Possessed"

(uk division -- 2007)

pochette de l'album Possessed de Neurastheniaimage élargie - pochette de l'album
Neurasthenia - "Possessed"
Quelqu'un de neurasthénique est un dépressif chronique, état auquel s'associe la tristesse et l'anxiété.
Le patient neurasthénique est un sujet globalement ralenti dans son comportement intellectuel, l'humeur étant maussade, les désirs absents ou très émoussés. Et bien, c'est en fait peut-être dans cet état que l'on ressort à l'écoute de « Possessed ».
Neurasthenia est groupe italien formé en 1996, tout d'abord sous le nom de Animalator et qui, après un split, se reforme en 2004 sous ce nom-ci.
Et pour ne pas perdre de temps à se taper plein de démos, ils n'en ont fait qu'une seule en 2005 et un single, pour finalement réaliser leur premier album que voici. Il ne faut pas confondre non plus vitesse et précipitation, et ce n'est pas moi qui le dis...
Alors, pour commencer, on va regarder d'un peu plus près la pochette... Le coup du crâne avec des cornes, en couleur rouge avec des trucs verts style tattoos, on nous l'a déjà fait. Oui, par le pouvoir du crâne ancestral , je détiens la force tout puissante, rappelez-vous Skeletor qui rigole à la fin du générique des « Maîtres de l'univers », c'est très thrash tout ça... Alors, avant de vouloir aller trop vite , ce serait pas mal de choisir un peu mieux ses pochettes, hein ? D'accord ?
Ensuite, le nom de l'album: « Possessed »; okay, c'est vrai, on nous l'avait jamais fait non plus. Quoi ? Venom ? Non, je ne connais pas...
Bref, de ce côté là, Neurasthenia n'a pas trop joué la carte de la nouveauté...
Après, musicalement, c'est un peu différent ; il y a deux étapes.
En fait, au départ, quand j'ai commencé à écouter cet album, j'ai trouvé ça rafraîchissant; je me suis dit que c'était du thrash avec un chant assez hard-rock et d'ailleurs, même si les rythmiques sont thrash, elles sont aussi heavy voire rock'n'roll parfois. C'est ça, en fait, c'est du thrash/heavy/speed de vieille envergure avec des plans typiquement standardisés.
Donc ouais, je me suis dit que l'album risquait d'être intéressant, même si personne n'allait explorer de nouveaux horizons en se réfugiant dans les classiques. Les premières chansons se laissent écouter. Je me suis retrouvé dans la deuxième moitié des années 80's sans aucun problème. Le chant du guitariste/chanteur est juste, avec quelques intonations à la Hetfield et des montées aigues sans dérailler.
Et sur « Fell Possessed », Neurasthenia propose, indépendamment de guitares « Testamentaires », quelques ralentissements, ambiances et soli plutôt bons.
Le souci, c'est qu'au fur et à mesure de l'écoute, on se lasse finalement très rapidement. Je ne sais pas, c'est la combinaison de tout ça, en fait. Disons que tout, séparément, est très bien foutu, mais que mis ensemble, l'effet agréable du début s'estompe rapidement. La voix finit par agacer alors qu'on la trouvait pas trop mal au début; les rythmiques saoulent, et tout ça est plutôt fade au final. Les chansons se suivent et se ressemblent ; on lâche prise et on ne fait plus attention à la musique, elle devient litanique au possible et sans aucune saveur. Je ne parle pas de l'exécution sur laquelle je n'ai absolument rien à redire, mais sur l'efficacité pure que je n'ai pas trouvée...
Tous les breaks, les chorus avec des backing vocals sur des fins de mots des années 80's sont bien là et c'est ce qui, pour ma part, a perdu Neurasthenia. A trop vouloir calculer et ressembler, on en finit par devenir transparent ; c'est bien dommage, ça aurait pu être tellement mieux...

Arzhu Decibels Storm - janvier 2009
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