Après
deux albums qui ont marqué l'underground français et international,
les Nehemah sont déjà de retour avec leur troisième offrande.
Sur ce "Requiem Tenebrae", la musique se fait plus épique
et plus majestueuse. Les passages lents dominent les longues
compositions (7 à 11 minutes) et sont parfois " adoucis "
par une utilisation judicieuse de claviers. Néanmoins, Nehemah
n'oublie pas ses origines et son style reste froid et malsain.
Les passages rapides sont toujours aussi intenses et efficaces
et le chant glacial de Corven, proche de celui d'Immortal,
renforce le coté haineux de la musique. L'album est notamment
dédié " modestement " à Lovecraft, et c'est tout naturellement
que les paroles font référence aux grands anciens ("the great
old ones") et autres mythes de l'auteur culte américain ("The
elder gods awakening", "Dead but dreaming…" qui est un instrumental…).
Finalement, le groupe est un peu le chaînon manquant entre
le black traditionnel scandinave des années 90 et le true-black
actuel.
Une
fois de plus, Nehemah nous propose du bon et du très bon,
et ravira ses fans sans jamais les dérouter.