Clem
| Réponse
hellène à l'école NYHC, Negative Creeps n'en
est pas pour autant aussi convaincant. Le son risque d'en surprendre
plus d'un(e), gras et approximatif, il devient vite irritant pour
le conduit auditif du métalleux moderne. Et pourrait même
s'avérer rebutant en fin de compte. Quant aux compositions,
elles lorgnent largement sur le hardcore metal en vogue à
la fin du siècle dernier, et plus particulièrement
sur le duo Merauder/Madball. Le tout est rehaussé par de
gros riffs bien power-thrash ; mais la sauce ne prend pas. Et
lorsque l'on prend le temps de lire les paroles, on tombe de (très)
haut. Dans un anglais plus qu'approximatif, voire primaire, Negative
Creeps explique à qui veut bien l'entendre comme notre
monde va mal, frappé de plein fouet par l'injustice, la
pauvreté et la violence ! Pourquoi ne pas essayer de faire
quelque chose de plus réfléchi et moins cliché
dans leur propre langue, qu'il maîtrise certainement
mieux que l'anglais ? Enfin, tout cela pour dire que Negative
Creeps patauge dans une bouillie insipide, dont lui seul pourra
s'extirper. À bon entendeur.
|