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Nouveau venu sur la scène française, Mylidian arrive avec un premier album autoproclamé « dark metal opera » et un concept cyber-gothic sous le bras. Concept qui tire d’ailleurs son origine d’un jeu de rôle… pas encore sorti à ce jour !
Ce « Birth of The Prophet » est le premier volet d’une trilogie appelé « Rise Of the Cursed Son ». Il a été produit et enregistré par Didier Chesneau (Headline), et on y rencontre des invités de marque comme Sylvie Grare et Gaël Feret (Misanthrope). Voilà… on a connu pire pour débuter !
Certes avoir un concept, c’est bien. Etre bien entouré, c’est encore mieux. Mais qu’en est-il de la musique ? Mylidian pratique donc un dark metal opera que l’on pourrait rapprocher d’un mélange de Rhapsody, Nightwish, Misanthrope et Dimmu Borgir. Les fans de Tristania, Trail Of Tears, Therion ou Cradle Of Filth ne seront pas non plus dépaysés. Ils seront même plutôt à la fête ! Il faut bien l’avouer dès la première écoute, on reste accroché. Ce « Chaos Prophet » puissant et accrocheur qui ouvre l’album met les pendules à l’heure : ce sera grandiloquent, mélodique et varié. Des chants féminins font leur apparition après les vocaux power-metal, puis c’est au tour de lignes vocales chuchotées, tout cela en moins de deux minutes ! Le reste est à l’avenant : chevauchées guitaristiques, et solos heavy, claviers et arrangements symphoniques, et un gros break faisant penser à Hreidmarr et Anorexia Nervosa. Et j’en oublie ! En 5 minutes 30, ce premier morceau est un excellent condensé de l’ensemble de l’album et met la barre très haut, presque trop haut même.
Le « Crystal Angel » qui suit met en relief de belles parties de chant mélodique masculin et féminin, de beaux chorus de guitare, et un refrain que n’aurait pas renié le Nightwish dernière période.
Les titres s’enchaînent et chacun en révèle un peu plus sur cette histoire… à laquelle je me suis pas vraiment intéressé il faut l’avouer, mais qui semble tenir la route !
Les parties inspirées par Dimmu, Cradle et autres groupes tendances « black » restent mélodiques et ne sombrent jamais dans l’extrême brutalité. Si les blasts-beats vous font peur et les vocaux porcins de Dani Filth vous écoeurent, vous pouvez être rassurés cet album n’en contient pas beaucoup. Ils sont d’ailleurs mélangés à des passages plus typiquement heavy symphonique pour un résultat détonnant comme sur l’excellent « Monastery Slaughter ».
Le son est de bonne qualité et puissant, mais parfois ça manque un peu de tranchant et de «couilles». Mais bon je suppose que Didier Chesneau et Anvil Corp n’ont pas les moyens d’un Nuclear Blast ou d’un Roadrunner Records !
Tout n’est pas encore parfait mais ce n’est qu’un premier album… et quantité de groupes aimeraient sortir un premier album de cette qualité.
Pour ma part, je dois avouer que le heavy sympho à la Rhapsody a tendance à me saouler, et que les projets de metal tendance « teutonique » à la Avantasia ne m’intéressent pas. Mais Mylidian m’a vraiment scotché, et une telle qualité ne peut que faire plaisir quand à l’état du metal français.
Je ne saurais que trop vous conseiller vivement d’acheter ce « Birth of The prophet » qui est une vraie réussite. |