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Chronique et review de l’album A Garland of Tears de My Silent Wake.

My Silent Wake

"A Garland of Tears"

(bombworks records -- 2008)

pochette de l’album A Garland of Tears de My Silent Wakeimage élargie - pochette de l’album
My Silent Wake - "A Garland of Tears"
Dooooooom ! Ah, ça fait plaisir d'entendre un disque aussi foncièrement doom... On replonge sans coup férir directement en 1990-1991, avec les premiers Count Raven et cie, avec ce son de guitare direct, sec ET lourd, ces rythmes qui savent parfois hausser le ton (vous savez quand on a envie de gueuler "ôl raaaiiillllte", puis, tout de suite après, "yeah"). Et ces voix, putain ces voix... Ici encore, on pense au Count Raven première époque, mais pas uniquement, car les mecs donnent aussi avec délectation dans ce qui m'apparaît, attention, roulez tambours, comme une des meilleures voix doom/death actuelles (avec éructations black inside...). Et pourtant, les premières mesures du disque avaient tout pour susciter la défiance, avec leur ambiance un peu ethnique et acoustique, qui fait craindre une espèce de trip à la Third and The Mortal (j'adore, mais il n'y en aura jamais qu'un...). Et puis, l'électricité retentit, brûle comme une gifle, la batterie funéraire prend son rythme (sèche la batterie...) et la sauce se met alors à être envoyée avec une abnégation sournoise. Attention : le final du premier morceau est éjaculatoire... Je dois dire que cette capacité à monter en régime est très étonnante. On a beau dire, ça reste une base. Alors, certes, la parenté avec My Dying Bride apparaît quelque fois trop évidente, notamment lorsque le chant emprunte à ces derniers un registre "tristoune", alors qu'il est si bon dans le registre agressif, clair ou death. En revanche, la crudité du son, la faculté à pondre des passages vraiment méchants et la totale absence de propension gothique font que My Silent Wake parvient à creuser un sillon qui reste personnel. Même si l'honnêteté me pousse à reconnaître que la sensation de terrassement procurée lors du premier titre ne se retrouve ensuite que par séquences, ne pas admettre que ce disque contient tous les ingrédients de la vraie et irréductible tranche de doom serait bien injuste. Voilà, c'est anglais, ça maîtrise son sujet et ça ne demande qu'à croître.

Alexis Kieffer Decibels Storm - avril 2009
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