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Il n'est un secret pour personne qu'un groupe comme Dimmu Borgir a fait des émules aux quatre coins de la planète, essaimant derrière lui une tripotée de prétendants aux ambitions et motivations les plus diverses. Morior Ergo Sum fait partie de cette légion de loups aux dents longues, justifiant aujourd'hui sa position d'ayant droit avec ce premier album résolument symphonique, grassement repu de claviers et de guitares vengeresses. Malheureusement, n'est pas Dimmu qui veut ! Car la bande à Shagrath (évitons tout jeu de mots douteux) est intouchable en la matière et ces clones espagnols ne pourront se contenter que des miettes du gâteau sympho en l'état actuel des choses. Certes la production est correcte, quoiqu'un peu plate et étouffée, le niveau technique est plutôt appréciable mais la sauce ne prend pas, la faute peut être à une relecture trop studieuse des œuvres du maître, en particulier l'inimitable "Enthrone darkness triumphant". D'autant plus que les claviers, élément prédominant en matière de black symphonique, sont ici utilisés sans grande ingéniosité et lorgnent sans vergogne sur ceux du grand frère nordique, la rigueur et l'élégance en moins. Au final, on se retrouve une fois de plus avec un album correct, bien interprété mais désespérément plat…comme un encéphalogramme annonciateur du pire. Il faudra donc faire preuve d'un peu plus d'audace à l'avenir pour espérer convaincre l'auditeur exigeant, déjà confronté à un déluge de disques similaires et sans saveur chaque semaine. |