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Chronique et review de l’album Singularity de Monsterworks.

Monsterworks

"Singularity"

(casket music -- 2009)

pochette de l’album Singularity de Monsterworksimage élargie – pochette de l’album
Monsterworks - "Singularity"
La Nouvelle-Zélande est un pays magnifique, plein de verdure, plein de magnifiques paysages, plein de très bons joueurs de rugby, mais aussi plein de ressources musicales...
Le seul groupe que je connaissais de là-bas, c'était Demoniac qui avait sorti quelques albums chez Evil Omen Records (le label de Ludo Evil Lejeune, grand créateur du projet dark ambient Melek-Tha).
En attendant Monsterworks vient de ces contrées, et rien qu'à voir la pochette de l'album on ne croirait même pas qu'il s'agit de metal.
C'est quand même le sixième album avec plus de dix ans d'existence, et les gaziers sortent en moyenne un album tous les deux ou trois ans, on peut dire qu'ils sont prolifiques.
Si cette cover, montre un aspect rock et assez militaire futuriste dans un trip à la Star Wars, la musique quand à elle est totalement indescriptible.
Elle n'est pas indescriptible dans le sens où c'est du n'importe quoi, non au contraire c'est technique, humain, intelligent et envoûtant mais il n'y a véritablement aucune étiquette à mettre sur « Singularity ».
On traverse l'album de part en part dans un voyage cosmique où viennent s'affronter tous les courants musicaux du metal et du rock.
Le début de l'album « Hit The Ground Running » nous transporte dans un road trip intergalactique avec des riffs metal prog et thrash melodique, accompagnés d'une voix death et black/death qui grimpe superbement bien dans les aigus similaire au heavy metal exécuté par Jon qui est également le chanteur du groupe de doom The Living Fields. Pendant 52 minutes, c'est un exercice de démonstration de créativité et de technicité avec de nombreux passages thrash, death, melo, black... Tous les genres y passent, en étant intelligemment structurés pour donner une cohésion à tous ces passages. Il en ressort dans l'ensemble une grande impression de feeling heavy aux aspects de metal extrême rockisé symphoniquement. J'ai rarement entendu un mélange des genres aussi réussi que celui-ci. Les mélodies sont toutes mélancoliques sur le fond, en parallèle avec l'agressivité qu'elles peuvent parfois dégager. Monsterworks se balade sur ses 12 titres et arrivent à intéresser un large public, car indubitablement « Singularity » s'adresse à une audience éclectique qui n'a pas peur d'écouter du metal sous toutes ses formes aux tournures progressives.
Le revers de la médaille c'est que les morceaux ont tendance à se ressembler, et ceci pourrait devenir un handicap, à vous de voir...

Arzhu Decibels Storm - mai 2009
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