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Cet album porte parfaitement son nom. C'est en effet la première fois que le groupe fait prédominer son aptitude à pondre des riffs ultra puissants sur son goût pour un psychédélisme éclairé. Les deux premiers titres sont exemplaires de cette tendance : après un démarrage rampant, les guitares rutilantes explosent à la face de l'auditeur qui doit en outre faire avec le chant possédé de Dave Wyndorf. La nouveauté est en fait que contrairement à ce qui se passait sur les deux albums précédents où puissance et psychédélisme se côtoyaient au sein de chaque morceau, Monster Magnet sépare désormais nettement les morceaux à vocation égrillarde ("Baby götterdamerung", "Witches", "See you in hell", "Your lies become you" de ceux qui ont pour but de vous vriller les oreilles (tout le reste). Il en résulte une sensation d'efficacité accrue qui permet au groupe, une fois encore, de se renouveler sans se renier. Cette orientation clarificatrice lui permet de pondre ses morceaux les plus puissants tels ce monolithique "Bummer" ou ce bien nommé "Tractor" aux accents de V12 dopé au kérosène. Le point commun avec les disques précédents est l'étonnante cohésion de l'album, ce qui est une performance au vu du parti pris de séparation des différents styles. Ces New-yorkais soudés (aucun départ depuis le début) sont décidément parmi les plus habiles rockers de la planète. |