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Chronique et review de l’album Disciples of Doom de Misery Speaks.

Misery Speaks

"Disciples of Doom"

(drakkar entertainment -- 2009)

pochette de l’album Disciples of Doom de Misery Speaksimage élargie – pochette de l’album
Misery Speaks - "Disciples of Doom"
Misery Speaks, après avoir changé récemment de chanteur, nous revient avec « Disciples of Doom » leur troisième album. Cet opus marque également un changement de producteur qui n’est désormais plus le géant Dan Swanö (Edge Of Sanity) mais Jonas Kjellgren (Sonic Syndicate, Scar Symmetry). Un tel changement aurait pu signifier pour le groupe la perte de leur côté brutal au profit d’un aspect mélodique plus prononcé et aseptisé ; mais il en est rien. En effet, Misery Speaks n’a rien perdu de leur son death brutal mélodique, à en écouter la très réussie « End Up In Smoke » qui réveille l’album après deux premières pistes sans grand intérêt. La construction de cette piste la rend très efficace : les riffs et les blasts s’alternent de façon à ne laisser aucun répit à l’auditeur, une vraie décharge de violence teintée d’une mélodie bien acérée. « A road less travelled » ralentit légèrement le jeu et introduit des solos de guitare à plusieurs reprises durant les 6 minutes de la chanson. La chanson ayant un ton se voulant profond le résultat est assez bon. Toutefois, on sent que le groupe n’excelle pas spécialement en dehors des sentiers de la brutalité. « Disciples of Doom » perdure sur cette voie avec un chant rappelant par moment Arch Enemy sans vouloir traiter Przemek Golomb de gonzesse ! La longueur de la chanson fait un peu traîner les choses au risque de rendre un peu redondant le morceau malgré un réel effort du groupe pour composer un rythme élaboré. Après deux morceaux aussi longs, « Obsessed » m’a semblé être un interlude ! Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir avec stupéfaction que « Black Garden » quant à elle dépassait les 8 minutes ! Néanmoins, ce fut une bonne surprise car le morceau est d’avantage mélodique que les précédents. Les solos de la chanson dressent une atmosphère résolument moins massive dans l’album. Le morceau progresse donc sans souffrance grâce à une construction bien étudiée. Il est en effet difficile de ne pas expliquer cela par la nationalité allemande de Misery Speaks ! « Fragile » quant à elle rappelle d’avantage une chanson typée métalcore somme toute agréable qui ne délaisse pourtant pas le côté mélodique. Le refrain est d’ailleurs très accrocheur, rappelant les pointures du genre. « The Swarm » enfonce d’avantage le clou et incite sans mal l’auditeur à vouloir faire bouger sa tête, une très bonne chanson ! Le groupe alterne parfaitement le côté mélodique et brutal dans ce morceau avec des riffs planants. Une recette qui leur réussit ! « Into the unknown » conclu l’album et confirme une ressemblance avec Arch Enemy relativement prononcée qui est d’ailleurs latente dans la plupart des morceaux de l’album. « Disciple of Dooms » est donc un album qui est assez varié et pas spécialement stéréotypé. Les Allemands ont eu le mérite de pas tomber dans un son formaté Göteborg ni dans un métalcore trop lissé avec ce nouvel opus. Cependant, je ne qualifierai pas « Disciple of Doom » d’indispensable mais rien ne vous empêche d’écouter quelques morceaux sur le Myspace du groupe pour éventuellement me donner tort.

Maxime Palluault Decibels Storm - avril 2009
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