

Mechanical God Creation - "Cell XII"
Premier album pour les Italiens de Mechanical God Creation, un groupe dirigé par une frontwoman qui a de la ressource questions growls.
Lucy envoie la purée comme pas deux, on se retrouve face à une voix féminine qui flirte avec des tonalités masculines tout en gardant ce timbre typiquement guttural dont seules les membres de la gente féminine on la capacité de prendre.
Mechanical God Creation, après s'être fendu d'une petite démo en 2007, revient avec le recul suffisant pour présenter un premier album « Cell XIII ».
Ce n'est absolument pas ce genre d'album qui révolutionnera le monde du death metal, mais on ne peut pas dire qu'il ait particulièrement de mauvais points.
Enregistré au West Link Studio à Pise, et au Alpha Omega studio, c'est aux fameux Finnvox que celui-ci a terminé pour le mastering. Alors la prod, il n'y a donc rien à redire dessus, c'est plus que propre et puissant.
En ce qui concerne l'agressivité Mechanical God Creation en a peut-être même trop à revendre, parce que si leur death metal est agressif, sans tomber dans les clichés du death brutal, mais plus en s'approchant d'une scène polonaise comme Decapitated (sans comparaison de style), MGC arrive à présenter un produit qui manque de montagnes dans son relief. Ceci est dû au fait que les titres sont tous de la même teneur, les guitares sont violentes, agressives, la batterie mise plus sur une caisse claire giclante, mais on n'a pas de grand relief dans tout ça. On arrive au neuvième morceau en se demandant si on n'a pas écouté finalement un très long morceau. Certains passages comme « process of mental killings » ont malgré tout de bonnes vibrations au niveau de la basse, mais cela n'y suffira pas.
Dans l'ensemble MGC nous offre tantôt un death metal qui épouse les origines du thrash, un peu comme si Demolition Hammer s'était endurci pour faire du death, et tantôt un death metal qui préfère la compagnie de la brutalité à la manière de ses camarades polonais.
Alors on est dans un paysage vallonné, c'est sûr et certain, avec des titres comme « I Shall Remain Unforgiven », le groupe attire l'attention. Mais il faut dire aussi, que même si je suppose que ce titre a été retravaillé, il est malgré tout tiré de leur démo, comme « Trespass And Kill » d'ailleurs.
Au final, « Cell XIII » est un album à l'inspiration principale équivalente au plateau du Larzac, avec tout le charme qui va avec, et on a tout de même la possibilité sur les neuf titres de se balader vers des hauteurs plus convenables pour profiter de la vue grâce à des morceaux comme « Death Business » ou « 2012 » malgré sa forte appartenance à une tendance deathcore que j'execre.
Alors, même si « Cell XIII », ne présente pas de lacune particulière, dans l'absolu, il y a des chances que sur la durée, l'écoute ne résiste pas à une érosion précoce due à une trop grande similitude avec de nombreux groupes.