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Chronique et review de l’album Dark Glitter de Manic Movement.

Manic Movement

"Dark Glitter"

(shiver records -- 2009)

pochette de l’album Dark Glitter de Manic Movementimage élargie - pochette de l’album
Manic Movement - "Dark Glitter"
On peut penser que les belges de Manic Movement sont nouveaux sur la scène Metal goth un peu symphonique à chant féminin, mais il n'en est rien.
En fait ce groupe existe depuis 1993, et à mon grand étonnement il s'est déjà occupé de sortir trois albums avant celui-ci. Par contre ce n'est que depuis 2006 que le groupe a recruté une chanteuse, en l'occurrence ici la charmante Virginia Fantoni et que vu qu'aucun album n'était sorti depuis 2001, c'est donc le premier album avec cette demoiselle.
La musique de Manic Movement est dans l'air du temps, il ne faut pas s'attendre à un style sympho comme Nightwish, ou autre Epica, mais plutôt à une musique axée vers des riffs plus « sombres » (à prendre avec des pincettes), un genre déjà vu effectivement. C'est un peu un mélange de groupes comme Lacuna Coil pour certaines rythmiques plus rentre dedans, mais aussi du Theatre of Tragedy, vers les derniers comme « Storm », avec justement un chant un peu perché comme Liv Christine ou sa remplaçante Nell Sigland, et aussi parfois le côté goth (comme on l'entend maintenant) du dernier et pas très bon Xandria.
Voilà qui vous permettra de situer un petit peu le monde de Manic Movement. Ah si, j'oubliais, on pourra aussi y trouver le côté chiant et bien « frou-frou » de Within temptation, mais à peine.
Le point fort de « Dark Glitter », ce sont surtout ses guitares. Si parfois elles ont quelques influences de Rage, ou quelques mélodies très symphoniques, notamment sur « Army of agony », c'est avec habileté et parcimonie que les harmonies ont été trouvées. Les soli sont même très mélancoliques, un petit peu à la manière d'un guitar hero très heavy metal qui fait sa démonstration. Un petit côté Septic Flesh aurait été perçu par mon oreille vers la fin de « Army of agony » si j'osais m'avancer un peu.
Effectivement le gros travail des guitares pour apporter suffisamment de changements à des morceaux qui en soi, bien que pas si mal foutus que ça, ne débordent pas d'originalité, permet de donner aux chansons un attrait honnête aux amateurs du genre.
On ne coupe pas à des refrains pensés et présentés de manière à intéresser l'auditeur suffisamment longtemps pour qu'il veuille écouter la suite. Le jeu des claviers n'y est pas non plus pour rien, car dès le début de l'album l'introduction a été créée pour montrer l'atmosphère symphonique avec un aspect très musique de film. Les nappes de claviers amplifient évidemment l'effet de style pour arriver à un résultat qui pour moi se situe dans les terres de Penumbra.
Dans l'ensemble cet album n'est pas mauvais du tout. Le souci c'est que c'est un album de plus dans cette scène déjà tellement saturée, et que même si c'est bien écrit, et bien chanté, ça va être dur de se départager du peloton de tête. Je le redis par contre, le petit plus, ce sont vraiment les soli guitares qui, très heavy metal langoureux, m'ont donné envie d'écouter plusieurs fois l'album.
Le chant de Virginia est sympathique à condition qu'on aime ce genre de chant assez aigu, comme je le disais à la Liv Christine sans aller chercher la puissance ou le style d'une soprano qu'elle n'est pas de toute façon.
Parmi les onze titres de l'album on pourra écouter une reprise de Sting, la chanson « Russians ». Alors il est évident que déjà, il est très difficile de faire mieux que l'originale qui est gigantesque. En tous les cas, même si cette reprise n'apporte absolument rien du tout puisque le tempo n'a pas été accéléré comme aurait pu le faire un groupe de death metal ; l'ambiance a été respectée, et certaines parties ont été renforcées par des guitares un peu plus puissantes que l'originale pour rendre la reprise metal bien sûr. Ensuite les claviers font bien leur boulot pour que ce morceau soit bien inséré dans l'idée générale de l'album, à savoir relativement goth et symphonique. Je saluerai une nouvelle fois le petit solo de guitare que j'ai bien aimé.
Pour finir, je parlerai un peu de la pochette, qui est très sympa. Les nouveaux graphistes arrivent à faire quelques pochettes qui sont pas mal. Ici cette espèce de tête humaine avec le bras, (en tous les cas, c'est comme ça que je la vois), faite avec des engrenages sur des fonds de couleurs bruns ou rouille, rend l'aspect intéressant. D'un autre côté, si la boule de discothèque représente le centre nerveux ou le cerveau, ça fait un peu « il manquait un vide à combler, j'ai pas trouvé mieux ».
« Dark glitter » devrait se trouver des acheteurs parce que ce style de musique se développe tellement rapidement parmi la population pas forcément metal à l'origine. Mais je ne sais pas s'ils arriveront à tirer leur épingle du jeu. En gros ça se laisse écouter, même si on a déjà entendu ça quelque part...

Arzhu Decibels Storm - avril 2009
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