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Là,
dans le poste, Julien Lepers se tourne vers la France et entonne
son désormais célèbre leitmotiv : " question musique... :
qui a dit "Si tu joues de la merde au départ, faut pas compter
sur Scott Burns pour sortir un produit de qualité" ? A cette
question, Jean-Claude, retraité des Postes syndiqué CGT pendant
30 ans ne sut répondre. Quel manque de culture ce Jean-Claude
! Car qui d'autre que Massacra aurait bien pu asséner une telle
amabilité ? Et à propos de qui ? De Loudblast bien-sûr, les
frères ennemis de toujours. Non, même pas "frères-ennemis".
"Ennemis", tout court. Les grâcieux parisiens ponctuant même
leur jugement d'un définitif "Loudblast, par exemple, quant
ils sortiront leur disque, il faudra apporter le chalumeau pour
que la tête puisse passer, avec le tapis rouge". L'album
en question, c'est ce "Disincarnate", enregistré chez Scott
Burns, au Morrisound, avec des vrais morceaux de Tampa dedans...
Bon alors, cet anathème : peau de banane glissée par dépit ou
critique fondée ? Merde ou pas merde ? Le fait est que, déjà,
pour ce qui est du son, Massacra avait raison : ça pue, Scott
Burns ou pas...Le reste, les compositions, sont très au dessous
de ce qui sortait à cette époque, à savoir, je le rappelle,
Entombed, Death, Carcass, Morbid Angel, Dismember, Morgoth...
Vraiment rien à voir avec ceux-là. Donc, pas bon. Avec en outre
une prononciation anglaise catastrophique malgré la voix death
qui devrait gommer le mauvais accent... On sauvera du naufrage
quelques riffs à vocation doom qui, çà et là, font leur petit
effet ainsi que quelques solos de guitare. Mais pas plus. Laissons,
pour finir, la parole à nos chers sales gosses de Massacra à
qui le journaliste sournois (il n'était pas manager de Loudblast,
lui) demandait : "Et les groupes français ?" Réponses des susnommés
: "Pour nous, il n'y en a pas"... SUP et Mercyless se
chargeraient en 1993 de démontrer le contraire. Enjoy the violence!
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