Patrick
Etuy
| Loin
de se cantonner à une vaine resucée de Rammstein,
Lithium peuple son œuvre electro-metal d'ambiances cybernétiques,
de mélopées mécaniques et autres ambiances
digitales. Difficile de cerner Lithium, à moins d'imaginer
de voir rassemblés, disons, les susnommés Rammstein
qui auraient perdu toute velléité martiale, un Killing
Joke vu d'un œil européen, un Samael résolument
pop, un Theatre of Tragedy en congé de Liv Kristine ou
encore les petits français de Brent sans leurs influences
80's. Foin de comparaisons hasardeuses, il reste qu'au final on
se retrouve avec 11 titres excellents, toujours en quête
de la petite touche mélodique, d'excellente composition,
soutenus par une production brillante (Sami Karpinen, ancien batteur
de Therion), et qui ont le mérite d'offrir le meilleur
de toutes les formations que nous venons de citer, excusez du
peu. Vous achèverez de faire la fine bouche en apprenant
que Lithium, Suédois de leur état, c'est surtout
Johnny Hagel (Tiamat, Sundown) et Carl Nillson (Moth). Si pour
vous la quête de l'indus-electro-pop a un sens, jetez-vous
sur "Cold". |