La
biographie, aussi succincte et réduite soit-elle, ne
fait aucun doute sur le style pratiqué par ces ou plutôt,
devrais-je dire, cet étrange individu qu’est Graav.
Norvégien de son état, maquillé et grimaçant,
officiant au sein du groupe Armagedda, maniant avec plus ou
moins de précision les différents instruments
utilisés pour enregistrer ce « Ma ljuset aldrig
na oss mer » (traduit par littéralement «
Que la lumière ne nous atteigne plus jamais »
bouh, j’ai peur !), il ne lui restait plus d’autre alternative
! Son destin étant scellé, Il se devait de faire
un album de true black metal. Et puis, avec un peu chance,
pourquoi ne pas le sortir à plusieurs exemplaires grâce
à un obscur label teuton ? Il n’y a rien à perdre
après tout !
Certainement
enregistré au sous-sol, entre la remise à outils
et la tondeuse à gazon, pendant que papa faisait son
bricolage dominical et maman s’attelait aux tâches ménagères,
l’occasion était trop belle ! Vite, vite, une guitare,
non, non…pas le temps d’accorder, un clavier Bontempi hâtivement
préréglé pour créer quelques nappes
maléfiques et une rasade de Moonshine pour les vocalises
! Oh zut ! Et les textes ? Vite, quelques mots sur une supposée
misanthropie visiblement tenace, quelques autres en Norvégien
et le tour est joué ! Allons-y, euh non, il faut se
débarrasser de la pochette et du livret, voyons voir…
prenons quelques photos dans le jardin qui donne sur la forêt…
attendons maintenant qu’il fasse nuit… mmmh, pas mal… plutôt
evil ! Reste plus qu’à envoyer cela aux labels ! Chiche
?