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LIK "Ma ljuset aldrig na oss mer"
(wtc productions)
 
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La biographie, aussi succincte et réduite soit-elle, ne fait aucun doute sur le style pratiqué par ces ou plutôt, devrais-je dire, cet étrange individu qu’est Graav. Norvégien de son état, maquillé et grimaçant, officiant au sein du groupe Armagedda, maniant avec plus ou moins de précision les différents instruments utilisés pour enregistrer ce « Ma ljuset aldrig na oss mer » (traduit par littéralement « Que la lumière ne nous atteigne plus jamais » bouh, j’ai peur !), il ne lui restait plus d’autre alternative ! Son destin étant scellé, Il se devait de faire un album de true black metal. Et puis, avec un peu chance, pourquoi ne pas le sortir à plusieurs exemplaires grâce à un obscur label teuton ? Il n’y a rien à perdre après tout !

Certainement enregistré au sous-sol, entre la remise à outils et la tondeuse à gazon, pendant que papa faisait son bricolage dominical et maman s’attelait aux tâches ménagères, l’occasion était trop belle ! Vite, vite, une guitare, non, non…pas le temps d’accorder, un clavier Bontempi hâtivement préréglé pour créer quelques nappes maléfiques et une rasade de Moonshine pour les vocalises ! Oh zut ! Et les textes ? Vite, quelques mots sur une supposée misanthropie visiblement tenace, quelques autres en Norvégien et le tour est joué ! Allons-y, euh non, il faut se débarrasser de la pochette et du livret, voyons voir… prenons quelques photos dans le jardin qui donne sur la forêt… attendons maintenant qu’il fasse nuit… mmmh, pas mal… plutôt evil ! Reste plus qu’à envoyer cela aux labels ! Chiche ?

 
Clem
Decibels Storm - mars 2004
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Ce que joue Lik est vraiment hautement pitoyable. On navigue, au choix, entre pagan metal spinal et goth ridicule. Le dénuement de la musique est très certainement censé faire true… En fait, c'est copieusement nul. Si au moins le "one man" qui compose ce projet avait eu la délicatesse de recourir à un vrai batteur, peut-être ceci aurait-il peu sonner moins grotesque. Mais là, non, même pas. La rythmique est assurée par une vieille boite à rythmes programmée sans nuance (je suppose que c'est fait exprès : mais c'est justement ça qui est ridicule !), les guitares sont systématiquement employées comme une purge néandertalienne et le chant navigue dans des méandres faussement dark. Au moins tout ceci n'a-t-il pas du coûter bien cher… Mais quoiqu'en fut le prix, c'est encore trop pour cette risible tentative de revisiter les grandes heures darkthronienne à la mode pagan.
 
Alexis Kieffer
Decibels Storm - mars 2004