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Chronique et review de l’album The Isolationist de Krieg.

Krieg

"The Isolationist"

(candlelight - 2010)

pochette de l’album The Isolationist de Kriegimage élargie – pochette de l’album
Krieg - "The Isolationist"
Après avoir traîné sa bosse chez un bon paquet de labels from around the world, de Red Stream à Battlekommand en passant par No Colours, Krieg, aka Imperial, semble enfin s’être décidé à quitter son Formule 1 poisseux pour poser son jean sale et troué dans un quatre étoiles, à la hauteur de ses ambitions morbides, à savoir les zangliches de Candlelight. Et ça se sent ! Dès les premières notes de « No future » (originalité ? vous avez dit originalité ?), la section rythmique prend l’auditeur à la gorge et se drape d’allures punkisantes du meilleur effet… magnifiée par une prod’ méchamment organique signée Sanford Parker (Twilight, Yakuza, j’en passe et des meilleurs) ! Gargl ! Quelques instants plus tard, c’est “Depakote” qui vous colle un ippon bien méchant, oscillant entre expérimentations électroniques et black tradi, un peu comme Mayhem le fit avec brio sur son “Grand declaration of war”. Drone, dark ambient, nappes inquiétantes, qu’importe, tous les moyens sont bons pour Krieg…pour vous anéantir.
Car c’est bien sur ce point que le fossé se creuse d’avec les réalisations précédentes du père Impérial : un travail important a été effectué sur les atmosphères, qui développent leur poison sciemment, délaissant le côté primitif qui faisait malgré tout le charme de « Rise of imperial hordes », pour atteindre sur cette dernière galette des sommets de noirceur.
Et pour couronner le tout, notre triste sire excelle dans les vocalises haineuses, raclage de gosier dans la droite lignée de ses true copains norvégiens du début des 90, Darkthrone et Mayhem en tête de peloton, ça pique, oui, mais c’est si bon !
Quant à l’artwork, magnifique, celui-ci reflète à merveille les tourments endurés par Krieg, perdu, seul et agonisant au fond de sa forêt du New Jersey (à condition qu’il y ait effectivement des forêts dans le New Jersey), c’est noir, c’est sombre, le désespoir guette et Krieg n’attend plus qu’une seule chose pour commencer ses innommables rituels : vous.

Clem Decibels Storm - décembre 2010
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