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Véritable association de fous furieux, Killaman se fait l'apôtre d'un style résolument violent et sans concession. Imaginez, ne serait-ce qu'un instant, Napalm Death, Nasum et Discharge copulant sans vergogne et accouchant d'un rejeton encore plus extrême que ses géniteurs ! Et bien oui, cela est possible même si c'est vraiment difficile à concevoir ! Grind, metal, hardcore, punk, tout cela et bien plus encore ! Tout ce qui existe en matière d'extrémisme musical est bien présent ici, accommodé d'une production aux petits oignons concoctée par Berno Paulsson dans ses studios éponymes, et à ce sujet, je peux vous assurer que celle-ci est incroyable de puissance, éradiquant avec insistance toute velléité mélodique ou progressive. C'est un véritable carnage auquel vous êtes conviés avec Killaman ! Mais ce qui constitue le point fort de cette musique peut également devenir son talon d'Achille, car cette intégrité maximale dans la violence ultime lasse relativement rapidement, la faute à des riffs relativement communs, une section rythmique convenue, sans la moindre surprise et un tempo souvent dans le rouge qui ne laisse que peu de place pour cultiver une éventuelle diversité salvatrice. A l'inverse de Nasum, qui pratique l'hyperviolence avec classe et un minimum de réflexion, Killaman fonce droit dans le tas, à la manière du loup qui se rue sur d'innocent moutons et de pauvres brebis, dévorant ses proies sans discernement tant que son appétit d'ogre le lui permettra. Burps ! Gare à l'indigestion ! |