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À première
vue, il serait tentant de dire que Holy Records frappe fort
avec la sortie de ce disque puissant et ambitieux. Kadenzza,
one man band nippon (ni mauvais) du dénommé You Oshima, pourrait
en effet se définir comme la rencontre entre Nightwish pour
la virtuosité, Memento Mori pour un sens de la pesanteur bienséante
et Sigh pour le côté baroque. Sauf que Kadenzza
en fait trop, et que cette débauche de sophistication cache
finalement une maladroite tentative d'unifier sous une même
bannière les fans de deux des courants metal les plus commercialement
porteurs actuellement : le black symphonique et le heavy épique.
C'est ainsi que Kadenzza nous gratifie par exemple sur " Wheel
of fortune " d'un chorus de guitare qui pue le néo-classique
teuton et de claviers dégoulinants de bêtise. La mièvrerie
des claviers est d'ailleurs, avec le côté toc de la boîte
à rythmes, le point hélas marquant de ce disque. Lequel recèle
par ailleurs deux longues compos de respectivement 11 et 12
minutes ("Endless Labyrinth" et "War phantasma") qui
auraient pu être l'occasion de beaux développements amples
et qui, au lieu de cela, se perdent dans des digressions pseudo-orchestrales
de mauvais goût, dépourvues de l'épine dorsale si nécessaire
à ce genre d'exercice. Phénomène
de foire à Neuneu, Kadenzza aura donc tout intérêt à recentrer
son propos sur de vrais morceaux et non sur des collages besogneux
destinés à épater la galerie.
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