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Si l'on connaît Piet Sielck pour son talent de producteur (Saxon, Blind Guardian,…), on ne peut pas dire que son projet nommé Iron Savior ait toujours été d'un aussi bon niveau. Fort de 5 albums, le combo allemand a néanmoins su évoluer à chaque chapitre de l'histoire de ce vaisseau spatial, mais sans vraiment jamais attirer l'attention. Pourquoi ? Peut-être par manque d'originalité ou d'une inspiration qui commençait fortement à tourner en rond, voire à s'essouffler ! La saga du vaisseau qui visite le système solaire arrivait finalement à son terme et il était grand temps de penser à s'orienter vers quelque chose d'autre ! Se régénérer, quitter cette bulle hermétique qui faisait plus défaut qu'autre chose, au bout du compte ! Une amorce, dans ce sens, s'est faite ressentir avec "Condition Red", mais néanmoins pas assez rassurante pour que l'on se penche réellement sur cette éventuelle ré-orientation. Aujourd'hui, Piet met, en quelque sorte, les pendules à l'heure. Si depuis "Dark Assault" sur lequel officiait encore son ami de toujours, Kaï Hansen, le line-up n'a cessé de bouger, voire de diminuer, finalement cette épuration instrumentale aura servi à quelque chose. Iron Savior ne compte plus aujourd'hui que 4 musiciens, mais des idées plein la tête, une verve comme jamais le groupe en a eu et une nouvelle direction musicale qui met fin, par la même occasion, à une musique devenue vraiment insipide. Fini les claviers et bienvenues les guitares hurlantes de plaisir. Vous l'aurez compris, c'est bien à un groupe de heavy-metal teuton à qui nous avons à faire. Ca ne rigole plus du tout ! Plus dans la lignée d'un Primal Fear que d'un ex-Iron Savior, Piet et ses compères vous déménagent l'appart en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Ca déboule à fond les ballons, les guitares saignent comme jamais, la batterie vous fracasse le crâne et Piet se défoule comme un beau diable. Iron Savior revient avec "Battering Ram" un peu comme Halford l'avait fait avec son album "Resurrection". La guimauve et la dentelle, ce sera pour une prochaine fois, ici, il est question d'un gros coup de poing dans la gueule et pour s'en relever, cela ne sera pas une chose facile. |