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Chronique et review de l'album Cerebral Heart de Incoming Cerebral Overdrive.

Incoming Cerebral Overdrive

"Cerebral Heart"

(myphonics records -- 2008)

pochette de l'album Cerebral Heart de Incoming Cerebral Overdriveimage élargie - pochette de l'album
Incoming Cerebral Overdrive - "Cerebral Heart"
Les Italiens de Incoming Cerebral Overdrive viennent écraser votre cerveau avec leur premier album « Cerebral heart ».
Pas de chichi, c'est direct, du post-hardcore moderne à consonance metal.
Dès le départ, le ton est donné : guitares taillées comme des obus prêts à déchirer votre caleçon, riffs cassés et arrêts nets sur mises en routes qui mettent en déroute. Je ne suis pas un gros fan de hardcore, mais je dois reconnaître que c'est carré et bien fait. On goûte là une musique propre, les amateurs vont certainement adorer. L'album se présente dans un digipak sobre ; il a été mixé au God City Studio par Kurt Ballou, guitariste de Converge et masterisé à New York au West West Side music Studio par Alan Douches qui s'est déjà occupé de The Dillinger Escape Plan...
Si les morceaux ne sont pas tout récents car l'album a été enregistré en 2006, vous pouvez quand même profiter d'un menu interactif sur le cd et de la vidéo de la chanson « Slave ».
La musique de Incoming Cerebral Overdrive est pleine de plans saccadés typiques au hardcore ; la voix de Samuele Storai ne déroge pas à la règle non plus, même si par moment il agrémente par-ci par-là les morceaux avec quelques petits passages de chant clair et pas hurlé, sur « Slave » notamment.
D'ailleurs, ce morceau possède un passage très planant qui m'a beaucoup plu.
Le son est limpide comme de l'eau de source, l'écoute au casque ne décèle pas d'imperfections perceptibles.
Maintenant, au niveau des titres, rien d'extraordinaire : 9 titres dont la plupart ont une durée moyenne qui avoisine les 3 minutes 15.
Les morceaux sont structurés de la même manière : agressivité en début de morceau, pour tronquer la chose avec un passage plus lent au chant clair et couplet agressif qui redémarre. Le truc, c'est que les passages planants sont pas mal guidés par la basse qui se fait un peu jazz ou musique d'ascenseur.
Et on termine par « Vibrated » qui est plus une rythmique d'ambiance qu'une chanson puisque, pendant 2'15, on a juste un tempo basse /percus sans parole, avec une atmosphère glauque aux claviers, je dirais même que ça fait un peu indus.
Perso, j'ai eu du mal à me taper plusieurs écoutes vu que je n'aime pas trop cette mixture, mais c'est pas dégueu quand même. L'album a l'air d'avoir eu de bons échos dans le pays de Marco Polo, alors que dire de plus, si ce n'est que ça a la pêche même si ce n'est pas la révélation de l'année...

Arzhu Decibels Storm - janvier 2009
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