home albums videos live reports interviews concerts liens contact

Chronique et review de l’album Page 26 de Ibridoma.

Ibridoma

"Page 26"

(sg records -- 2008)

pochette de l’album Page 26 de Ibridomaimage élargie - pochette de l’album
Ibridoma - "Page 26"
C'est direction l'Italie qu'on se dirige pour retrouver le groupe Ibridoma. En fait c'est effectivement ça, ce groupe est assez hybride dans sa musique.
Je ne sais pas si vous les connaissez, mais depuis leur création en 2001, ils n'ont sorti qu'un Ep en 2005, qui porte le nom de « Lady of darkness ». Y-a-t-il une relation à faire avec le « Lady of winter » de Crimson Glory, je ne sais que penser. Mais ce dont je suis sûr c'est que les vocaux de Christian Bartolacci sont assez ambigus et sont un mélange de Midnight de Crimson Glory mais aussi de M. Mustaine ainsi que ceux de Geoff Tate de Queensryche. Et voici maintenant qu'arrive « Page 26 », sorti en 2008, qui leur a certainement permis de se faire endorser par BC Rich et Traben, Kustom...
La pochette je ne vous en parlerai pas, car je ne l'ai pas eu, Ha ha ha ha ha !!!!!
Enfin je suis allé voir sur leur site, c'est plutôt classique, alors que celle de « Lady of darkness » est plutôt pas mal. Si vous voulez vous les procurer, leurs prods sont à 5 euros auprès du groupe.
Poursuivons... Ibridoma propose un heavy metal / power metal, et ce que je disais du chanteur peut se retrouver également dans la musique. C'est dans un style proche de Queensrÿche / Crimson Glory en beaucoup moins complexe et envolé également que Ibridoma joue dans la cour des grands, avec aussi ce petit côté Megadeth. Je dis dans la cour des grands, car bien que ce soit une démo de cinq titres, le son est déjà bien branlé, il n'y a rien à redire, pas de lacune. C'est un son très limpide, mais pas forcément pompeux avec des grosses basses, ça reste équilibré de toute part pour justement faire ressortir cette mélancolie qu'on retrouve dans les groupes précités. A la première écoute, on a du mal à s'y faire, car les morceaux sont bizarres, c'est du heavy/power, mais c'est la voix qui dérange. Elle dérange, car elle est plaintive et à la limite de la fausseté. Quand on se dit que le chanteur va du mauvais côté en fait, ce n'est pas du tout cela, il va où il veut et il maîtrise à merveille son organe. Il fait partie des chanteurs aux voix atypiques, c'est ce qui fera la différence.
C'est le refrain de « Alone in the wind » qui montre le talent de ce groupe. Un genre lancinant et plaintif qui dérange et qui plait en même temps. J'aime beaucoup. C'est la même chose pour le deuxième morceau « Page 26 » qui propose exactement le même menu, c'est à partir de là, que j'ai vraiment accroché. Ce n'est pas spécialement rapide, mais c'est carré de la caisse, le sujet est maîtrisé pour vous faire mordre à l'hameçon.
C'est sur le troisième morceau « Angels from hell » qu'on a l'impression d'écouter Megadeth. Autant dans les vocaux que sur les rythmiques du morceau, je ne sais pas comment ils font, on a un arrière goût de Megadeth alors qu'en fait le thème général du morceau ne fait que caresser les inspirations « megadethesques ».
« Dreams on the past » entame un net ralentissement sur la démo, pour accentuer la transcendance et le cd se termine sur « Juliet » qui reste définitivement pour moi le joyau des cinq morceaux. Cette chanson se présente comme une ballade spleenante avec une guitare acoustique superbe, accompagnée par un solo de guitare comme je les aime avec juste ce qu'il faut pour rendre le morceau triste à souhait et beau à la fois.
C'est une chanson en fait un peu structurée en boucle qui reste en tête facilement.
Ibridoma joue donc une musique humble, qui n'a pas de prétention mais en fait c'est assez intéressant et relativement prenant. Cela mérite qu'on s'y arrête dessus quelques temps et qu'on attende un véritable album pour voir si les influences du groupe sont confirmées.
Comme le disait un certain Claude... : « J'aaaattendrai...... »

Arzhu Decibels Storm - avril 2009
retour | accueil | chroniques d’albums