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Chronique et review de l'album Between Two Worlds de I.

I

"Between Two Worlds"

(nuclear blast -- 2006)

pochette de l'album Between Two Worlds de Iimage élargie - pochette de l'album
I - "Between Two Worlds"
Il était écrit qu'Immortal serait un grand groupe ; malheureusement, leur nom n'était pas forcément prémonitoire puisqu'en 2003, le groupe a splitté pour finalement se reformer en 2006 et pour nous pondre bientôt un nouvel album je crois, mais maintenant sans Demonaz à cause de problèmes de santé, me semble-t-il. Pendant ces années de jachère, le père Abbath a fait tomber son côté grand méchant loup et ses peintures de guerre pour sortir ce « Between two worlds » sous le nom patronymique de « I ». Mais où est-il allé chercher toute cette inspiration pour ce nom? « I », ça ne fait absolument pas penser que c'est la première lettre de Immortal, non, non... Il s'est donc armé de Armagedda (ancien batteur d'Immortal), de Ice Dale d'Enslaved (qui a aussi produit l'album) et de Tom Cato Visnes (Gorgoroth) à la basse. Ça va, on ne se refuse rien !
Avec tout ce petit monde, il est allé nous concocter un heavy metal bien blackisé à la Immortal malgré tout, un peu comme l'a fait Vegard Sverre Tveitan alias Ihsahn d'Emperor.
Alors, pour le coup, Abbath a plutôt la fun attitude comme on a pu le lire dans des interviews un peu partout au moment de la sortie de cet album et même le voir lors de leur prestation au Hellfest 2007.
I, c'est la voix de Abbath comme sur Immortal, le son des derniers Immortal, des compositions à influences black metal à la Immortal mais en fait assez heavy/rock dans l'esprit. Ce n'est pas un tsunami, mais un album correct qui fait son travail sans pour autant transpirer de génie ou déborder d'inspiration. C'est un prolongement de ce qu'aurait pu être Immortal s'ils s'étaient orientés vers des sonorités plus heavy.
D'ailleurs, heureusement qu'il y a cette marque de fabrique d'Immortal sinon l'album serait plus que terne et sans goût.
Bon, il n'y a pas eu trop de recherche dans la pochette, puisque ce n'est que le I qui change de couleur or en version standard et argent en édition limitée, sur fond noir toujours.
N'allons pas croire non plus que l'efficacité réside dans la simplicité.
Bref, les huit titres de cet album se laissent écouter ; on a l'impression parfois d'avoir tantôt un vieux groupe du début des années 80, un peu comme Venom, tantôt des grosses influences de Bathory, notamment sur « Far beyond the quiet », alors que « The storm I ride » démontre bien l'aspect rock'n'roll de la chose.
Sinon, au niveau de la production, il n'y a rien à redire ; le son est énorme et vraiment bien foutu comme sur les derniers Immortal, on le savoure sur « Cursed we are » avec des solos hyper heavy sur une rythmique effrénée. La version limitée en digipak propose deux titres en plus « Bridges of fire » et « Shadowed Realms ».
Pour ne pas que Demonaz soit en reste, je précise que c'est lui qui a écrit les textes des chansons.

Arzhu Decibels Storm - octobre 2008
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