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Les
deux premiers albums de ces frenchies m'avaient laissé de glace,
la faute peut-être à un mélange, certes audacieux, entre rythmiques
classiques death-metal et beats électro techno-bizarroïdes,
mais dont la cohérence lui faisait cruellement défaut, d'autant
plus que la production faiblarde manquait d'impact et n'arrangeait
rien à l'affaire. Il était clair que celle-ci ne permettait
d'apprécier à sa juste valeur cet hybride d'une nouvelles espèce,
résolument moderniste dans son approche et défiant les lois
métalliques les plus évidentes. C'est pourquoi j'étais quelque
peu dubitatif en plaçant délicatement le nouvel album d'Hypnosis
sur mon lecteur cd. Que devrais-je attendre d'un groupe qui
n'avait pas convaincu précédemment ? Plus de clémence de ma
part, moins d'exigences également ? Ni l'une, ni l'autre finalement,
car je me suis enfilé la totalité de ce nouvel opus sans sourciller,
le tout accompagné d'une neutralité helvétique permanente et
appréciable. Et force est de reconnaître que la glace que j'évoquais
en ce début de chronique commence à fondre ! Comme quoi ! Tout
d'abord, le son est bien meilleur et la mise en place de la
boîte à rythmes se fait plus consciencieuse, ce qui a pour conséquence
de rendre le tout plus compact et moins bordélique. Puis, la
voix de cette demoiselle prénommée Cindy apporte une touche
d'originalité et de douceur bienvenue, et sait se faire suffisamment
ressentir afin de contrebalancer les grunts du vocaliste principal.
Quant à cette approche purement électronique du rythme, celle-ci
est mis en retrait par rapport au côté purement métallique qui,
que l'on le veuille ou non, prend le dessus la plupart du temps.
Les riffs purement death, qui constituent une nouvelle fois
l'ossature de cet album, supporte bien cet accompagnement électronique
inédit et finalement appréciable. Avec un équilibrage encore
plus juste entre ces deux mondes et une production encore plus
affinée, Hypnosis gagnerait encore en maturité et en force de
frappe. Il est clair qu'il reste encore une marge de progression
réelle, mais je tiens tout de même à souligner les efforts fournis
par le groupe depuis ses débuts et qui commencent à aboutir
aujourd'hui avec ce "Cyber death" de qualité qui comporte, j'allais
l'oublier, un clip professionnel réalisé par Dean Venetza. |