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Chronique et review de l'album The Synthetic Light of Hope de Hypnosis.

Hypnosis

"The Synthetic Light of Hope"

(great dane records -- 2008)

pochette de l'album The Synthetic Light of Hope de Hypnosisimage élargie - pochette de l'album
Hypnosis - "The Synthetic Light of Hope"
Il existe, en France tout comme ailleurs (mais parlons avant tout de notre beau pays !), des groupes qui restent malheureusement collés à l'underground et qui n'ont pas la notoriété qu'ils devraient avoir par rapport à la qualité de leurs compositions.
Hypnosis, groupe de Bayonne, existe déjà depuis 1993, et oui, cela fait déjà quinze ans, et « The synthetic light of hope » est quand même leur cinquième album, mine de rien. Vous imaginez, cinq albums en quinze ans : effectivement, cela peut paraître dérisoire lorsque certains en sortent un par an. Peut-être mais, en tous les cas, cela fait une moyenne d'un album tous les trois ans et donc, par conséquent, les titres ont la maturité suffisante pour être conçus intelligemment. Ce cinquième album que nous offrent ces Bayonnais est véritablement une petite perle et je peux vous affirmer qu'il mérite le détour et le temps nécessaire à poser une oreille plus qu'attentive sur ces neuf titres.
Le death metal d'Hypnosis est très à part, à cause de son côté electro-mécanique mais, ô combien, intéressant. Ce nouvel opus propose une musique sombre matérialisée par l'utilisation de claviers et samples qui donnent un côté « machine » à l'ensemble. Par le terme machine, je veux dire un monde de machines comme Matrix ou encore Terminator. Ensuite, les guitares sont violentes et la batterie ultra rapide, alors qu'à côté de cela la mélodie principale qui en ressort est très profonde, très noire.
Ce groupe, dirigé d'une main de maître par Pierre Bouthemy qui s'occupe d'énormément de choses et très bien épaulé par Cindy à la guitare et également au chant (voyez comme les filles dans le Metal ne sont pas toujours qu'au chant et Cindy, d'ailleurs, n'est pas arrivée dans le Metal la semaine dernière !), arrive à créer une atmosphère brutale sur un coussin de velours.
Le son de l'album est très profond, limpide pour permettre aux sons artificiels des samples de donner cet aspect noir sur l'album. Le chant de Pierre est également très ténébreux; il s'approche énormément de celui de Spiros de Septic Flesh et, comme dans la guerre des étoiles, il accentue le « côté sombre de la force », tandis que le chant de Cindy aère nettement les compos en utilisant sa voix un peu en retrait comme les sirènes attirant les navires sur les récifs. A l'écoute des titres tels que « The day we failed », mais comme pour la majorité des autres chansons de l'album en fait, c'est comme si un « Esoptron » spatial et futuriste de Septic Flesh était venu à la rencontre d'un « Human » de death, plus indus et mécanique, et que cette symbiose venait encore se greffer sur ce que faisait le groupe Cubanate. C'est totalement bouleversant...
Les neuf titres qui composent ce nouveau disque offrent un monde futuriste à la fois totalement dépressif et mélancolique, et à la fois bestial qui vous déchire en deux car on aime cette musique et on est attiré par sa beauté, mais en même temps on est effrayé par le climat inquiétant qu'elle dégage, c'est un paradoxe total.
« An ordinary day » se présente peut-être comme le morceau le plus intense en brutalité et, tout au long de l'album, les samples et claviers nous rappellent quHypnosis, c'est du death évidemment mais un death très dark, très électro, très spécial...
A ce jour, c'est véritablement le meilleur album d'Hypnosis et ils n'ont absolument pas raté leur coup. Un album tout en puissance et finesse... Avec « The synthetic light of hope », c'est comme le puzzle en forme de cube dans Hellraiser, si vous touchez cet album, vous ne pourrez plus en sortir ; tel Pinhead, le célèbre cénobite, Hypnosis viendra vous chercher pour torturer votre esprit jusqu'au fin fond des limbes de leur enfer synthétique.....

Arzhu Decibels Storm - décembre 2008
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