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Déjà le cinquième album pour ce groupe américain qui ne bénéficie pas pour l'instant d'une énorme réputation dans notre beau pays. Fort d'un nouveau deal avec le puissant label allemand SPV, ils ne pourront guère bénéficier mieux en terme de maison de disques et de support qu'aujourd'hui. C'est donc en quelque sorte l'ultime chance pour le trio de vraiment exploser. Avec en plus le maître bassiste Randy Coven toujours dans ses rangs, l'excellent Jim Harris (ex Dirty Look) à la batterie, le gang de Tirelli (vocals & guitar) possède tous les arguments instrumentaux possible. Holy Mother distille une espèce de power metal assez puissant qui pourrait être présenté comme le mariage d'un Pantera et d'un Wasp. Les titres sont variés, bien composés et pas spécialement démonstratifs comme on aurait pu le craindre. Par rapport au précédent opus, la guitare est plus présente, plus agressive, le chant de Tirelli rappelle un croisement entre Dio et Rob " metalgod " Halford, et les parties de basse tout comme les solos de guitares sont de pures merveilles. Une petite reprise sympathique du " Never Say Die " de Black Sabbath ponctue également le disque qui se conclue sur " Sheer Erotica ", un des titres les plus puissants de l'album. Au final, on se dit qu'" Agoraphobia " est un opus des plus honnêtes mais qui se retrouve un peu en marge de tous les courants actuels. La tache d'Holy Mother peut donc s'avérer compliquée mais le groupe mérite enfin une reconnaissance digne de son niveau… |