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Chronique et review de l’album Psykostervoid de Hjarnidaudi.

Hjarnidaudi

"Psykostervoid"

(musicfearsatan -- 2009)

pochette de l’album Psykostervoid de Hjarnidaudiimage élargie - pochette de l’album
Hjarnidaudi - "Psykostervoid"
Ouch ! Spiralesque trou noir à l'ambiance mortuaire étouffante, ce second LP du projet solo norvégien Hjarnidaudi s'annonce comme l'une des sorties les plus dérangeantes de 2009. L'opus précédent avait bénéficié de la présence de Kvarforth en qualité de vocaliste. Pourtant, il s'agit d'un projet conçu comme absolument non lyrique. Et ce second méfait revient de fait à cette conception inhumaine des choses : pas de chant ici, Monsieur ! Musicalement, le projet explore toujours la voie d'une saturation insoutenable au service d'un drone-black qui n'a pourtant rien de commun avec ceux à qui on accole habituellement cet attribut, à savoir des groupes comme Wolves in the throne room. Car ces derniers, pour prendre leur exemple, donnent encore dans une certaine fraîcheur par le recours à des ambiances sylvestres et épiques qui in fine rappellent In The Woods. Ici, rien de tel. Ici, la référence est plutôt à rechercher chez le Earth des deux premiers albums. Ici, on n'avance pas, on chute, de plus en plus vite, de plus en plus profondément, sans pouvoir se raccrocher à rien de véritablement palpable. Et quand le rythme de densifie un peu, on est alors transbahuté d'une paroi à l'autre d'un trou creusé dans un granite contondant. Puis encore le vide. Alors que Justin Broderick tente vainement de créer du style avec son Jesu agonisant, Hjarnidaudi parvient haut la main à renvoyer tous les post-machins à leurs chères études de mèches en se concentrant sur l'essentiel, à savoir le noir absolu et la douleur. On a beau dire, mais depuis Celtic Frost, ça reste une base.

Alexis Kieffer Decibels Storm - novembre 2009
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