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Les Danois sont de retour deux ans après leur dernier crachat "The sickness within". La recette présentement appliquée est l'une de celles qui ont toujours le plus sûrement fait leur effet dans le monde du thrash : accélérer, briser, ralentir, souffler, repartir. De fait, il y en a pour tout les goûts : pour les pogoteurs, pour les headbangers, pour les slammers... C'est la même recette qui s'applique en la matière depuis 1983 et il y a fort à parier qu'elle survivra encore pendant 20 ans. Voilà, c'est simple, Hatesphere s'inscrit dans la grande tradition thrash. L'épaisseur du son, l'agressivité du chant, l'intégration des nouveaux préceptes posés par Korn sur son premier album, tout ceci est certes passé par là. Mais sur le fond, c'est bien toujours la même histoire depuis "Kill'em all" : riffer, riffer et encore riffer, vite, lentement, une fois ou cent, mais toujours riffer. Certains le font sans âme, d'autres y vont comme si leur vie en dépendait. Entre les deux, il y a tous ceux qui y mettent de la conviction. C'est sans contestation dans cette frange que se trouve Hatesphere. Du travail consciencieux, du coeur à l'ouvrage, une volonté de ne jamais gruger le client, de toujours aller au bout des choses par respect pour l'auditeur et pour une certaine idée du metal. C'est tout ça Hatesphere. |