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Depuis que Frontiers est distribué en France par M10, leur très efficace service communication m'a fait découvrir pléthore d'excellents groupes mélodiques… (ndlr : il faut bien passer un peu de pommade de temps en temps !). Hardline, dont je ne soupçonnais même pas l'existence, fait partie de ceux-là et nous gratifie d'un live enregistré l'été 2002 au festival anglais " Gods Festival " ! Le chanteur Johnny Gioeli officie également chez Axell Rudi Pell, on retrouve Josh Ramos à la guitare et il y a même dans ce groupe un certain Bob Rock à la batterie… est ce le même Bob Rock que le producteur de Metallica et consort ?? Mystère ! Ce qui n'est pas un mystère, c'est que malgré les qualités évidentes d'Hardline, ce live sonne vraiment comme une production réalisée a la va-vite. Le public est à des milliers d'années lumières et nous donne l'impression de nous retrouver dans un concert de village, avec une ambiance digne d'une partie de Scrabble au fin fond de la Creuse… et puis il y a pas mal de lacunes. Les choristes sont bien souvent à coté de la plaque (difficile de se la jouer big band) et provoquent une cacophonie vocale décevante. Même Johnny ne semble pas toujours dans une forme olympique et a quelques difficultés, courageusement non occultées au mix. La production est tout juste moyenne et sonne comme du live " brut de décoffrage ", ce qui ne convient pas forcément au genre musical du groupe. Car nous sommes ici en plein hard rock mélodique dans une lignée Bon Jovi, Hurricane… un genre léché, mielleux pour certains, et qui a besoin d'une production optimale pour mettre en valeur les mélodies de leurs chansons. On a droit à l'inévitable solo de batterie qui nous renvoie à la partie de Scrabble sus-citée, au solo de claviers qui rattrape la platitude de son confrère et aussi à 3 titres studio en titre de bonus. Mouais… au final, je suis mi-figue, mi raisin… Un groupe sans doute a découvrir dans de meilleures conditions et un album à réserver aux fanas du style… |