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Ces Mexicains sont décidément coriaces !
Voilà un peu plus d’un an que leur « Venganza » initial est sorti tout droit des flammes de l’enfer, et le couvert est déjà remis ! A peine le temps de digérer un assaut d’une violence inouïe, renvoyant directement l’auditeur effrayé aux premières productions de Sepultura, Blasphemy ou Sarcofago, et revoilà Hacavitz de retour avec un « Katun » qui tient encore la dragée haute à tout ceux et celles qui pensaient avoir déjà tout vu et entendu en matière de brutalité primaire. Figé dans le milieu des années 80, Hacavitz n’a cure de la surenchère qui sévit actuellement en matière de technicité, pour lui, ce qui compte, c’est la haine dans sa forme la plus dépouillée, le death métal dans son état initial, tel qu’il pouvait être exécuté par les pionniers, sans fioritures… et toutes tripes dehors.
Ah oui, bien sûr, Antimo Buonnano et Oscar Garcia avaient déjà traîné leurs guêtres chez les copains de Demonized, eux-mêmes composés d’anciens Ravager et Disgorge alors pour ce qui est de la généalogie, Hacavitz a déjà un sérieux passif !
Le manque de savoir vivre est avéré, la cartouchière est bien en place, les binouzes sortent des poches du treillis, le majeur est bien tendu, c’est bon, tout est parfaitement en place pour profiter comme il se doit de ce « Katun » profondément irrévérencieux et diablement hostile !
Sale, primaire, méchant, ce nouvel album, comportant une reprise testostéronée de Dark Angel, installe définitivement ce duo dans le peloton de tête des meilleurs recycleurs métalliques, infatigables pourvoyeurs de rythmiques issues d’un autre temps… |