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Dieu
que j'ai peiné pour écrire cette chronique ! Par combien de
questions suis-je passé benoîtement pour comprendre au mieux
ce que je pouvais ressentir ? Combien de comparaisons stylistiques,
finalement foireuses, ai-je du endurer pour décrire cet album
aux allures d'O.H.N.I. (Objet Hurlant Non Identifiable) ? Combien
de litres de coca ai-je consommé pour parfaire mes écoutes de
cet album, les yeux rougis et les oreilles ensanglantées, afin
de me faire un avis raisonné et objectif ? Finalement, je n'en
sais rien, et pour être honnête je n'ai aucun chiffre en tête.
De toute manière, qui cela intéressait-il ?
Tout ce que je sais est que Grotesque Through Incoherence est
l'un de ces groupes qui vous laissent dubitatif après une première
écoute, incrédule après la seconde, intéressé après la troisième,
emballé à la quatrième et convaincu…à la centième ! Car cet
album ne s'apprécie pas à la volée, entre une pizza mal réchauffée
et un Jean-Pierre Pernaud en fond sonore, il convient de lui
réserver des conditions optimales, je ne parle pas forcément
de caviar ou de champagne, mais plutôt d'un esprit ouvert et
attentionné, propice à cerner la bête sous toutes ses coutures
et dans ses moindres détails. Ainsi se révèlera à vous un metal
unique, syncopé, puissant et implacable, à la lisière du death
bourru, du hardcore finaud et du gros power qui tâche ! Et vous
verrez cette expérience devrait vous laisser quelques traces
et si vous n'y êtes pas réceptif...et bien passez votre chemin,
vous n'avez rien à faire par ici !
Les autres sont toujours là ? Et bien, délectez-vous maintenant
et sur le champ des riffs acérés de "Skyrock", "Medef metal"
ou "Relax baby" ! Ca y est vous y êtes ? Laissez-vous aller
maintenant, là, tout en douceur… euh que dis-je ?
Je crois qu'il est temps que j'y aille, je sens comme un début
mal au crâne… il me faut ma dose… vite ! |