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Chronique et review de l'album Grimness Avenue 69 de Grimness 69.

Grimness 69

"Grimness Avenue 69"

(grotesque productions -- 2006)

pochette de l'album Grimness Avenue 69 de Grimness 69image élargie - pochette de l'album
Grimness 69 - "Grimness Avenue 69"
A quoi sait-on qu'un groupe fait du grinding-death ou death-grind (comme vous voulez) sans écouter sa musique ?
Et bien, tout d'abord, au nombre de productions et surtout splits qu'il a sorti. Effectivement, Grimness 69 n'est pas super vieux puisque le groupe s'est formé en 2001 ; mais depuis cette date, ils ont fait des splits avec pas mal de groupes de glaireux qu'on adore tels que Groinchurn ou Holocausto Cannibal et ont tourné avec d'autres groupes qu'on adore surtout au fameux Obscene Extreme Festival (en république Tchèque pour ceux qui n'en n'ont jamais entendu parler ou qui n'ont jamais eu dans leurs mains une des ces compilations avec de si belles pochettes !) avec Dead Infection, Macabre, Denak... Le rendez-vous des bourrins !
Et donc, Grimness 69 propose un grind/death sans prétention, même si, dans ce style, la prétention est une denrée rare. Ils disent prendre leurs influences principales chez Anal Cunt , 7 minutes of Nausea ou Gore Beyond Necropsy, mixés avec du speed punk comme Rupture.
Ouais, c'est sans doute vrai, quoique 7 minutes of Nausea (pour avoir entendu ce qu'ils font), c'est quand même bien éloigné car ceux-là-mêmes produisent une musique très, mais alors, très torturée et difficilement supportable parfois.
« Grimness avenue 69 » est donc leur premier long album, sorti il y a 3 ans maintenant, auprès du label espagnol Grotesque productions.
Question pochette, c'est plutôt sympa, parce qu'en plus ce n'est pas un dessin gore, c'est une photo. Et j'en reviens à ce que je disais tout à l'heure, à quoi l'on reconnaît un groupe de grind/death ou grind/core, c'est aussi à ses pochettes. Les groupes de ce courant musical ont toujours des artworks avec photos réelles ou pas, mais très gores et choquantes.
Ici, Grimness 69 choque par les yeux exorbitants mais, en fait, c'est plutôt marrant. Ce n'est pas pour autant que l'album vous coûtera les yeux de la tête ! (ouais, c'était assez vitreux comme jeu de mots !...)
La musique de Grimness 69 est suffisamment grind avec son côté punk pour inclure les Italiens dans cette catégorie. A côté de cela, les vocaux sont death sans effet particulier, sans gruik ou « octaver »; ils prennent aussi, à l'occasion, l'initiative de mettre quelques vocaux plus aigus, gutturaux pour varier, mais ça reste death dans sa grande majorité.
Aussi, énormément de riffs sont death , c'est pour cela que l'ensemble est plus grinding-death que réellement grind-core. Mais, attention, je parle bien de death metal et non pas de brutal death avec batterie incessante et accélérations constantes. Non ici, c'est très aéré, ça change de tempos.
C'est le début de l'album qui a un goût prononcé pour les blasts extrêmes et des riffs de sauvages. Les titres ne sont pas très longs puisque l'album fait à peu près 31 mn pour 17 titres, mais on prend bien son pied, de manière intense. C'est bien fait ; pas grand chose à dire non plus côté son, tout est clair.
Après réflexion et surtout à l'écoute de « Doomsday Carillion », il y a peut-être du 7 minutes of Nausea car le morceau est d'une lenteur anormale par rapport au reste de l'album, en tout début de titre, même si le reste reaccélère un petit peu pour ralentir de nouveau. Ce titre fait assez death/doom vieille école des 90's ; d'ailleurs, sa longueur d'environ 6 minutes montre bien que Grimness 69 a voulu proposer autre chose sur l'album pour ne pas s'enfermer.
C'est aussi plein de petits trucs différents comme le commencement de « Meconium », la chanson « Mundo de mierda » entièrement chantée en espagnol ou encore l'introduction de « Shyzophone calling ».
Grimness 69 a eu la bonne idée d'inclure toutes ces petites choses à leur musique pour la rendre intéressante même si au départ elle ne se faisait pas plus remarquer que ça. Le résultat est là et il tient largement la route.
Au moment de la sortie de cet album, c'est un trio qui composait le groupe à savoir J. Christ Hooker à la batterie, Lord nuclear à la basse et au chant, et Emperor Tetsuo à la guitare et au chant, pour maintenant se retrouver en quatuor, Dr Faustus les ayant rejoint à la guitare.
Ce premier album était donc pas mal du tout, mais c'était aussi normal vu le trajet du groupe et les démos et splits antécédents. Maintenant, sachez simplement qu'en 2008 est sorti également «Illheaven Hells », chez Copro records, bien supérieur au premier et où le grind a été un peu plus laissé de côté pour accentuer leur musique vers un death très puissant... Je vous laisse aller sur leur myspace, ça mérite largement un petit passage.

Arzhu Decibels Storm - janvier 2009
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