

GoodBye Diana - "Odds and Ends"
Moi, GoodBye Diana je ne connaissais pas. Et puis l'instrumental, ça n'a jamais été mon truc donc il n'y avait aucune chance que je connaisse leur précédent opus « Mobilhome ». Sur le coup j'ai même cru qu'il s'agit d'un album tribute réalisé par le fan club de la défunte princesse... je trouvais étrange qu'on me refile la chronique. Ma grossière erreur réalisée des les premières secondes d'écoute du cd, j'ai pris ma première claque. Je dis première, car cet album ayant neuf titres, j'en ai pris neuf. Une bonne dérouillée à chaque fois. Difficilement classables, les gars de l'Hérault. Si je devais les étiqueter, je les rangerai dans un post-math-hard core-toolien à la mode seventies, c'est tout dire. Des compos jamais identiques mais qui forment un ensemble cohérent alternant passages aériens, riffs hypnotisants (« bigglenot »), plans syncopés sur une rythmique tantôt montée sur des ressorts, des fois légère ou louchant du côté lourd et gluant du stoner voir du sludge. La force de GoodBye Diana est d'avoir trouvé leur style à l'orée de différents courants, avec une tonalité d'ensemble bruitiste maîtrisée. Chaque fois que l'on écoute le début d'un morceau on pourrait facilement se dire « ah ça c'est du...post, math etc... » et ben non, du coup on ne s'ennuie jamais. Les lascars ne sont jamais prévisibles. "Odds and ends" c'est neuf titres d'une richesse créative terrible qui fait le tour de force d'éviter l'amalgame d'un crossover mal contrôlé. Courez donc acheter ce disque, là vous n'avez pas le choix.