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Ce disque, pour excellent qu'il soit, ne peut être considéré sans une pincée d'aigreur par les fans, puisqu'il est le dernier de Godflesh. Le tout dernier. En effet, suite à sa sortie, GC Green a décidé de quitter le groupe. Et Justin a sabordé l'ensemble quelques mois plus tard, considérant que sans son acolyte de toujours, l'aventure ne valait plus d'être vécue. Dommage, car songez que sur cet album, le groupe avait recruté Ted Parsons, ex de Prong, à la batterie. Et que suite au départ de GC Green, Paul Raven (Prong, Killing Joke) avait été intronisé en ses lieu et place. Un genre de dream team. Que dire de ce disque si ce n'est qu'il est la synthèse parfaite de l'art consommé de l'agression que Godflesh a su développer en plus de dix ans d'existence. Il regorge de titres longs et puissants taillés pour renvoyer l'auditeur à ses propres faiblesses et errances. La sanctification béate du genre humain n'a jamais été le fort de Godflesh et ce n'est pas ce dernier outrage qui changera la donne. L'histoire se termine donc avec un album d'une tenue exemplaire, ce qui est finalement une bonne chose, même si l'on est certain que le groupe ne nous aurait de toute façon jamais déçus. Féerie pour une autre fois. |