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Chronique et review de l'album Ogre de Glaukom Synod.

Glaukom Synod

"Ogre"

(autoproduction -- 2007)

pochette de l'album Ogre de Glaukom Synodimage élargie - pochette de l'album
Glaukom Synod - "Ogre"
C'est avec une productivité fertile que Glaukom Synod revient avec une demo toujours « do it yourself ». Réalisée autour de 14 titres, elle présente un côté nettement plus posé et structuré de Glaukom Synod.
On est toujours dans le monde de l'indus à la Skinny Puppy avec quelques intonations metal, mais on voit bien que Gabriel a voulu moins ajouter de trucs qui viennent perturber le bon déroulement du morceau.
Chaque titre suit une ligne bien définie et ne poursuit pas sa course de façon aléatoire. On se retrouve dans le genre de structure comme le morceau « Androjungleous » de la demo du même nom.
Un rythme est donné dès le départ ; que le morceau fasse deux minutes ou trente secondes, le thème reste le même du début à la fin, les éléments perturbateurs que sont les autres samples viennent simplement produire une variation du morceau pour le rendre plus malsain ou plus glauque et mécanique en fonction de l'état d'esprit de son créateur. Déjà, le début de la demo, « Passive retro » commence avec un vieux rockabilly qui se décompose littéralement et machinalement pour donner naissance à de l'electro dub/trance/indus régulier, comme pour montrer la capacité du créateur à réglementer sa musique.
C'est comme ça pour la plupart des morceaux... « Triangle Osbcene » joue même dans la cour metal avec des petits blasts mécaniques et sa voix litanique voire robotique par moment ; « Gangrene control » se prend des airs de disque rayé, alors que « Multiplex Affliction » revient vers la scène grind avec une voix tantôt porcine, tantôt gutturale nasillarde, tout en restant bloqué par le mur indus. Oui, « Ogre » offre une facette plus disponible au public afin de l'encercler plus facilement pour lui détruire les neurones à coups de blasts et de samples.
Ce côté plus metal se ressentira aussi sur pas mal de titres, car c'est là aussi d'où vient Gabriel : de notre bonne vieille scène grind/death. C'est résolument une des choses qu'on pourra retenir de cette nouvelle démo : grâce à des morceaux plus ouverts, plus accessibles, Glaukom Synod montre qu'il est prêt à nous faire découvrir son espace vital torturé et dérangeant.
Mon coup de coeur ira à « Intragenitose » d'une lourdeur de pachyderme ; ce titre m'a rappelé le premier morceau de l'album de Winter, mais en plus indus évidemment.
On finit sur « Gutturalia » qui, très léger, me rappelle les petits délires que pouvaient faire Old Lady Drivers (O.L.D) en mélangeant et en ralentissant un peu la rythmique de « Supermarket Monstrosity » sur le chef-d'oeuvre qu'est l'album « Old Lady Drivers » avec les sonorités beaucoup plus indus de « Lo flux tube » ou « The musical dimension of sleastak ».
« Ogre » est donc moins difficile pour l'oreille profane, une ouverture d'esprit peut donc être largement envisagée pour partir à la conquête de Glaukom Synod...

Arzhu Decibels Storm - janvier 2009
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