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Ce n’est un secret pour personne, le doom a le vent en poupe depuis quelques temps. Sa frange la plus obscure, le funeral doom séduit de plus en plus d’adeptes qui ne trouvent plus leur quota de mélancolie, de tristesse et de noirceur dans sa branche dite « traditionnelle ». C’est précisément à cette dernière que fait référence The Fall Of Every Season. Celle qui porta aux nues My Dying Bride, Paradise Lost et Anathema au début des années 90. Celle qui privilégie une certaine musicalité à la lourdeur traumatisante de ses collègues funéraires. Bouh ! Soit dit en passant. Donc, pour revenir à ce groupe, en l’occurrence one-man band, les références sont affichées sans détour. Jetez une oreille sur l’ouverture de « From below », fermez les yeux…mmmh…« Eternity » d’Anathema ? En plein dans le mille ! Et l’on pourrait jouer à ce petit jeu avec chacun des cinq (long) morceaux composant cet album. My Dying Bride ? Paradise Lost ? La sainte triarchie anglaise hante cet album de la première à la dernière seconde. Au delà de ce constat quelque peu trivial, force est de reconnaître que ce cher Marius, homme à tout faire à ses heures, en plus d’être un élève appliqué, sait apporter sa contribution à l’édifice. Voix claire maîtrisée et inspirée, contrastant avec des growls bien profonds (« From below »), parties atmosphériques et acoustiques de toute beauté (« Sisyphean » et « Escape of the dowe »), lente descente dans les abysses insondables d’une existence tourmentée (« Her withering petals »), le menu du jour est fort copieux. Mais je vous rassure, sa digestion est facilitée par la production, d’une clarté cristalline ! Je n’ai donc rien ou si peu à redire (cinquante minutes, c’est peut-être un poil trop long pour tout s’enfiler d’un coup) au sujet de cette galette d’une noirceur impénétrable et d’une beauté troublante… |