home albums videos live reports interviews concerts liens contact
 


FOSCOR "Entrance to the Shadow's Village"
(sacral productions - 2004)
cliquez pour agrandir l'image
Je dois avouer que le nom des trois Espagnols de Foscor m'était aussi connu que, pour faire simple et compréhensible, celui de l'avant-centre de l'équipe nationale d'Ouzbékistan... Ceci ajouté au fait que l'Espagne n'est pas spécialement une terre d'élection du black metal (Asgaroth ? bof bof...) est manifestement la cause du trop long moment durant lequel ce disque a pris la poussière chez moi.
Sans aller jusqu'à dire que je m'en mords aujourd'hui les doigts (il en faut quand même plus), je reconnais que la musique servie par Foscor sur ce disque composé entre 1998 et 2001 et enregistré entre 1999 et 2004 (!!!) est tout à fait satisfactoire. Son black metal est crû, régurgitant, rapide, épique et, cerise sur le gâteau, plutôt bien produit, en tout cas, largement dans la norme. On pense un peu à Enslaved époque Blodhemn-Mardraum, avec des chorus de guitares bien sentis. On y pense aussi en raison de quelques vocaux clairs qui, eux, sont malheureusement beaucoup moins bien maîtrisés. Soyons clairs, la force de ce disque réside dans ses longs moments instrumentaux qui permettent au guitariste de s'en donner à coeur joie dans tous les registres du jeu (à l'exception notable des solos qui sont, c'est dommage, aux abonnés absents). Dès lors, la prestation du chanteur en devient quasi anecdotique, ce qui ne l'empêche pas, ici encore, d'être dans la bonne moyenne en ce qui concerne les voix black. A noter que les trois derniers morceaux sont véritablement excellents, épiques en diable (très Bathory à vrai dire) et prenants. Sans déparer avec le reste du disque, qui est de bonne facture, on pourrait éventuellement voir en cette différence de qualité la reflet de l'étalement chronologique qui a présidé tant à sa composition qu'à son enregistrement .
Ce petit album qui ne doit rien à personne mérite amplement qu'on s'y attarde, et pas seulement, loin s'en faut, au titre de son exotisme. Un groupe à suivre de près en tous les cas.
 
Alexis Kieffer
Decibels Storm - octobre 2004