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Chronique et review de l’album An Audience With. de Finish Him!.

Finish Him!

"An Audience With."

(copro records -- 2009)

pochette de l’album An Audience With. de Finish Him!image élargie - pochette de l’album
Finish Him! - "An Audience With."
Finish Him! est une formation de post-hardcore aux influences multiples : jazz, funk, hip-hop. Le tout étant bien évidemment mélangé avec du hardcore. Le moins que l'on puisse dire est que le groupe a soigné sa pochette. L'édition digipak fera douter les amateurs de mp3 légaux de l'inutilité de posséder l'objet. Après cet interlude militant, place à la musique alambiquée de Finish Him!. La sympathique référence à The Mask dans "Stanley Ipkiss my ass" assure clairement l'affiliation de Finish Him! au monde décalé du post-hardcore. Il en résulte musicalement une superposition d'un chant guttural avec une mélodie destructurée mais au demeurant élaborée. Le morceau est donc assez bon et se laisse écouter sans difficultés. En revanche, "Escape from Groznygrad" est d'une inutilité cuisante et n'a de réelle existence que par sa figuration sur la tracklist. Quant à la chanson "Scorpion Wins - Fatality", elle offre une structure plus conventionnelle avec une omniprésence de passages hardcore. Rassurez-vous, certains riffs demeurent bien torturés, mais l'originalité est tout de même largement mise de côté. "We're going down like the Titanic (Women and Children First)" montre un Finish Him! sous un angle bien plus sérieux. La chanson est prenante et le chant s'adapte parfaitement à l'émotion inhérente à ce morceau. Malgré cela, la chanson se termine sur une touche résolument plus déstructurée propre au post-hardcore. Le groupe ne ment pas sur ses influences variées. En effet, "Skynet - We Came, We Saw, We Conquered" est intégralement une chanson au piano d'une minute environ. On retrouve ainsi une forme de remplissage contribuant certes à l'ambiance de l'album mais démontrant malgré tout un manque de matière. Finish Him! n'a pas suscité en moi un grand intérêt tant par son contenu maigre que sa forme plutôt classique pour le genre.

Maxime Palluault Decibels Storm - janvier 2010
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