Un
peu plus d'un an après l'album de la reformation, Fear
Factory est déjà de retour avec ce "Transgression"
tout chaud.
Après un "Digimortal" globalement fade et décevant, "Archetype"
avait relevé le niveau mais sans réelle innovation. Du coup,
l'Usine à Peur s'est retroussée les manches et s'est laissée
aller à plus de créativité. On retrouve toujours ce chant
rageur, ces rythmiques énormes et ces riffs tranchants typiques
du groupe, mais le côté mélodique a été développé. Burton
use de sa voix claire plus que sur n'importe quel autre album
et ses envolées lyriques sont la plupart du temps très réussies.
Christian Olde Wolbers remplace parfaitement le gros Dino
(Dino c'est le diminutif de dinosaure…) et la différence de
jeu entre les 2 est imperceptible. Comme d'habitude, Raymond
martèle ses fûts avec une précision métronomique.
Le son est clair et puissant, mais il est aussi moins typé
"metal" que sur les autres disques, avec un feeling plus rock
(toutes proportions gardées…). Ce qui ne veut pas dire que
Fear Factory fait de la pop pour radio, ça dépote toujours
!
Par ailleurs, Fear Factory s'est permis 2 reprises "I Will
Follow" de U2 (très réussie) et "Millennium" de Killing Joke
(bien reprise mais assez inutile à mon goût l'originale étant
déjà très puissante et typée metal).
Bizarre que ces 3 titres live ajoutés en bonus-track alors
le CD est une simple édition. Cadeaux aux fans ? Peur de ne
pas avoir assez rempli ? Bon, on ne va pas se plaindre.
Au
final, Transgression est un album réussi qui, s'il n'atteint
pas la puissance d'un "Demanufacture", propose suffisamment
de bonnes choses pour contenter anciens et nouveaux fans.
Et dire qu'on les croyait morts !