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Enigmatik |
"Slitherin" |
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(thundering records -- 2008) |
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![]() ![]() Enigmatik - "Slitherin" |
Enigmatik, c'est bien ça; ce groupe porte bien son nom (car sa musique est déroutante par moment)... Mais il semblerait que pour la Suisse dont il est issu, il soit plutôt bien reconnu au niveau underground...
Ils ne sont pas tous jeunes non plus puisqu'ils ont sorti une première démo en 1997, suivie par cinq autres productions dont un premier album en 2003 et maintenant ce deuxième album qui porte le nom de "Slytherin".
On nous les présente comme étant inspirés de formations telles que Chimaira, Nile, Morbid Angel ou autre Dillinger Escape Plan.
A l'écoute de "The Hanged man", il est évident que leur étiquette de brutal jazz metal leur va comme un gant. D'entrée, on en prend plein la face ; alors là, côté brutalité, le contrat est rempli. Ça part dans tous les sens avec une rapidité d'exécution à toute épreuve. Dans ce morceau, on a des passages qui viennent faire des petits breaks bien jazzy. Mais c'est vraiment opportun, ça ne jure pas avec le reste, c'est bien amené. Les grunts du chanteur sont caverneux au possible. Et la fin du morceau vous assassine avec ses alternances de bons gros blasts et de petits passages sympas; on croit que c'est fini mais ça bourrine jusqu'au bout.
Je me dis que ça commence pas mal, du jazz, du "broutal", c'est cool, ça change.
La poursuite de l'album se fait dans l'expectative car on ne sait pas quoi penser, on s'attend à ce que ça parte mais où ?
On avait parlé d'inspiration de groupe comme Nile. Effectivement ça se ressent sur "Nautilus" : un death brutal, technique.
"Beasthunter" enfonce le clou, on poursuit dans la brutalité mais tout en restant dans les limites de l'acceptable avec des structures un peu power core, des grunts encore plus crades, limite gore. Et derrière se dissimule une mélodie qui finalement, à bien écouter, est plutôt présente alors que la batterie défouraille tout.
Enigmatik ne fait pas dans la dentelle, loin de là. Force est de constater que même dans la durée des morceaux, ils se démarquent; en effet, sur 12 titres, la durée de ceux-ci est très variable, allant de 2 à 6 voire même 8 minutes.
On y va crescendo ; de chanson en chanson, on s'aperçoit qu'avec tout ça, Enigmatik apporte des éléments un peu bizarres, notamment comme dans "Laudanum", qui permettent de respirer, ou comme la fin du morceau de "The ghost of william blake"et "The nucleus of the spheres", mais les structures sont faites de telle manière que l'on ne s'ennuie pas un seul instant.
Tiens, en y réfléchissant, il me semble que la voix me fait penser à un excellent groupe néerlandais qui avait sorti une démo en 1994, "Beneath skin"; le groupe s'appelait Gutwrench. C'était excellent, dans le même style mais sans le côté jazzy. Pour ma part , je retrouve ce côté jazzy de Enigmatik surtout dans la première compo; le reste de l'album, c'est plutôt un côté expérimental, un peu déroutant comme sur "Fata morgana", mais c'est appréciable, original et audacieux.
On terminera par la chanson la plus étrange de l'album : "Metropolis". Il s'agit d'une succession de samples, accompagnés par une petite rythmique, pour terminer à 20 minutes sur. surprise !!! En tout cas, c'est un album à posséder de par son originalité. |
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Arzhu |
Decibels Storm - février 2008 |
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