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"Electric Wizard...pourquoi sont-ils aussi méchants ? Parce queeeeeeee !" C'est ainsi que l'on pourrait le mieux résumer le crédo de ce groupe doom hors du commun qui au lieu de déclamer béatement sa peine et son ennui en profite pour distiller une implacable haine d'autrui. C'est comme ça, c'est eux. Il faut dire qu'ils se donnent les moyens de leurs ambitions : son antédiluvien, chant grogné en arrière-fond, basse féroce... Toutes les recettes du doom sont ici suramplifiées, poussées dans leurs derniers retranchements aux fins d'obtenir le résultat le plus acide et le plus acrimonieux qui puisse être. Les morceaux sont en général très longs et très répétitifs, évitant soigneusement de concéder la moindre once de terrain à tout ce qui pourrait évoquer la joie de vivre ou seulement même l'acceptation de ce que la vie est grise. Non, pour Electric Wizard, la vie est noire, et c'est la faute des autres. Le pire étant que l'on prend un extrême plaisir à écouter ces déclarations de haine... Et lorsqu'ils leur vient par hasard l'idée de délaisser leurs tempos accablants et leurs riffs de mammouth, c'est uniquement pour vous balancer un instrumental impromptu quasi trip-hop qui s'avère être en fait la bande-son parfaite de quelque célébration d'un ancien culte lugubre ("Night of the shape"). Et ce, bien évidemment, avant de clôturer l'album par un morceau de dix minutes ("Priestess of mars..."), gluant et poisseux à souhait. A tous ceux qui pensent que Darkthrone personnalise le mieux la haine et la noirceur en matière musicale, il est recommandé de jeter une oreille sur ce disque. Comme ça, en copain... |