home albums videos live reports interviews concerts liens contact

Chronique et review de l’album -273° de e-breed.

e-breed

"-273°"

(rabbit hole productions -hybrid music- 2008)

pochette de l’album -273° de e-breedimage élargie - pochette de l’album
e-breed - "-273°"
- 273 °, c'est bigrement froid. Normal puisque c'est le zéro absolu. L'artwork plutôt réussi de l'album nous le rappelle en déclinant bleu et blanc sur un fond de vieille carlingue métallique et de quelques bulles d'eau qui vous procure une étrange sensation de froid dans le bas du dos. Voilà pour les artifices. Concernant le fond, e-breed formé en 2002 et après un premier 6 titres en 2005, construit avec ce premier EP un album électro/rock/metal qui fait penser à 30 Seconds To Mars. Pour ce qui est de la forme, e-breed a su éviter l'écueil des compos électro-métalliques trop faciles ou l'utilisation inappropriée et excessive des samples et a bâti son propre univers, froid comme la glace mais attirant comme un aimant. En effet, le quinquet a su utiliser les machines à bon escient pour créer des atmosphères particulières épurées et en même temps sophistiquées (« Inside ») semblant être la marque de fabrique de l'identité musicale naissante d'e-breed.
Vous l'aurez donc compris e-breed nous livre un album de très bonne facture. Je mettrais tout de même deux bémols pour tempérer l'enthousiasme procuré par -273°. Premièrement même si la prod est de bonne qualité les guitares sont à mon goût insuffisamment mises en valeur. Un son beaucoup béton aurait été de bon ton (vous apprécierez la rime !). Enfin, s'agissant des paroles et des mélodies vocales, j'ai vraiment du mal. Dommage car elles ont le mérite d'être en français avec une voix de qualité. Mais les textes restent énigmatiques donnant dans la veine pseudo poétique faussement emphatique avec une voix qui par moments semble vraiment « too much » (« Cobaye ») à mon goût.
Mais n'oublions pas qu'il s'agit d'un premier album alors quoiqu'il en soit soyons indulgents et admirons la performance globale. Alors, longue vie à toi e-breed...

Guiyomm Decibels Storm - avril 2009
retour | accueil | chroniques d’albums