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Même
quand ce sont quelques braves black metalleux qui dans un vigoureux
sursaut identitaire utilisent notre idiome pour pousser leur
cris ignobles, je ne supporte pas l'usage de la langue de Jacques
Delors dans le metal. Et pourtant, dans ce cas là, les paroles
sont strictement incompréhensibles. Mais quand même, il reste
ces intonations prétentieuses et cet attrait pour les grands
mots... Alors pensez lorsqu'il s'agit, comme en l'espèce, d'un
groupe de rock qui articule parfaitement ses paroles et s'en
gargarise...
Insupportable !
D.Veil me saoule littéralement avec ses phrases emphatiques
et son attrait irrépressible pour le pathos. Tout ceci pue littéralement
le lieu commun, la rime piteusement mise au monde, l'octosyllabe
laborieusement accouché aux forceps. D.Veil tente maladroitement
de communiquer un malaise totalement factice par des paroles
à la diction heurtée et au sens désespérément creux.
La musique est quant à elle tout ce qu'il y a de convenu, oscillant
paresseusement dans un ventre mou néo-metal mid-tempo sans recherche,
sans finesse, qui finit inéluctablement par sombrer dans des
breaks piqués aux Deftones.
Il est inutile d'en dire plus, vous aurez compris que l'écoute
de ce disque m'a causé une grande souffrance et un agacement
indicible. |