Ayant
décidé de ne pas se disperser, les Français de Dislocation
sortent carrément, en guise de premier enregistrement autoproduit,
8 titres (plus une intro et une outro) correctement enregistrés.
Comme souvent dans ce genre d'exercice, les moyens limités
affectent en priorité le son de batterie qui manque singulièrement
de relief et dont la caisse claire est trop sèche. On peut
aussi ajouter au rang des défauts les plus évidents, une pochette
vraiment crapoteuse... Sinon, eh bien, Dislocation joue du
death metal dans le sens le plus classique du terme. On se
croirait même strictement revenu en 1991... Ah, ces braves
là ont été élevés au lait de Carcass, Cannibal Corpse et Gorefest,
ça ne fait pas l'ombre d'un doute. Du coup, leur disque tient
plus de la madeleine de Proust que de l'oeuvre audacieuse
et novatrice, c'est peu de le dire. Leur riffs sont honnêtes,
leurs quelques solos de guitare ont le bon goût d'éviter l'approximation
qui entâche trop souvent les velléités de ceux qui veulent
tout trop vite. Le chant se partage entre grognements caverneux
et hurlements, façon Chris Barnes, ça ne fait aucun doute.
Pour sympathique que soit cette immersion dans ce qui fut
notre prime jeunesse deatheuse, je dois dire qu'en l'état,
je ne parierais pas un kopeck sur Dislocation.
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: Authier Cédric, rue du 11 novembre, 63790 La Sauvetat.