 |
Alors là, je dois dire que cet album de Disgrace m'était totalement passé au dessus de la cafetière à l'époque. Cette réédition de l'album "Grey Misery" (1992), agrémenté de EP antérieurs (90 et 91) vient donc à point nommé me fournir une session de rattrapage parfaitement salutaire, car, mon vieux, les Danois envoyaient tout ce qu'il y a de grave !!! Cet espèce de mélange entre Carcass époque "'Symphonies of Sickness" et la scène scandinave des 90's est tout bonnement explosif et ne demande qu'à venir contaminer l'auditeur qui devra cependant s'y reprendre à plusieurs fois avant de s'accoutumer à ce véritable pavé sonore dont rien ne dépasse. Le son est bien épais, avec une basse rampante, des guitares accordées six pieds sous terre et un chanteur qui évolue dans un registre situé à mi-chemin entre Bill Steer, à l'époque où il officiait encore en duo avec Jeff Walker (avant 1993 donc), et la voix gutturale de Kevin Sharp (Brutal Truth). A signaler que les titres du EP de 1990 se retrouveront tous sur l'album de 92, mais que leur version initiale vaut largement le détour car elle exhale une odeur de charogne des plus délectables, avec un son ENCORE plus nécro... On pourrait éventuellement reprocher à Disgrace de manquer de finesse et de ne faire QUE bourriner. Mais il faut bien après tout qu'il subsiste un palier entre ce type de groupe, excellent mais pas génialissime, et les dieux qu'étaient Carcass. Je recommande cependant vivement l'achat de ce disque à tout ceux qui pleurent en repensant à cette époque bénie où les anthropophages de Birmingham règnaient sur le metal extrême et où la France se signalait par la publication d'une des meilleures compil' extrêmes jamais parues ("Masters of Brutality"). Cette époque où le death faisait encore peur... |