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Chronique et review de l'album Edge of my Demise de Disarray.

Disarray

"Edge of my Demise"

(inner void records -- 2007)

pochette de l'album Edge of my Demise de Disarrayimage élargie - pochette de l'album
Disarray - "Edge of my Demise"
Il y a des groupes qui ne traversent pas l'océan atlantique, c'est comme ça, on n'y peut rien...
Disarray est un groupe américain en provenance du Tennessee (si vous ne situez pas trop, c'est dans le sud des Etats-Unis, juste au dessus du Mississipi et à l'ouest de la Caroline du Nord et du sud).
Et bien, c'est pour cela que leur musique a de forts accents sudistes et parfois un peu cajuns !
En 15 ans d'existence, « Edge of my demise » est seulement leur troisième album. Ils ont pondu trois démos et trois albums, mais les trois albums ont été réalisés de 1999 à 2007, ce qui, finalement, ne laisse pas une marge si grande que cela en matière de production d'album.
Alors tout d'abord, comme on le disait plus haut, ils viennent du sud des Etats-Unis, donc influences obligent. Tout d'abord au niveau de la jaquette, celle-ci a de forts relents de « The great southern trendkill » de Pantera (avec du serpent partout, sur le devant, à l'intérieur, sur le cd...), ils auraient pu malgré tout y mettre de la couleur, car un ton unique un peu marron/mauve, ce n'est pas ce qu'il y a de plus esthétique.
Le groupe n'est composé que d'un trio, dont le guitariste est le chanteur. D'ailleurs, ce chanteur pousse des gueulantes puissantes, dans des timbres un peu à la Phil Anselmo et à la John Bush sur certains plans.
On a ici 11 titres écrasants, très puissants de power/thrash mosher sudiste. Pour vous situer la chose, je rangerai ça à mi-chemin entre Pantera et du Anthrax comme sur « Volume 8 » et du Exodus époque « Fabulous disaster ».
C'est du thrash très « in your face » comme certains disent, c'est à dire que les rythmiques sont en béton- armé ; c'est calibré pour avoir obligatoirement du mosh-pit dans la foule à chaque concert.
En plus, comme beaucoup d'Américains, ils n'ont pas oublié les soli. Dans ce déluge de rythmiques plus agressives les unes que les autres, ils n'ont pas oublié de placer quelques soli heavy qui ne sont pas sans nous rappeler d'où vient le Metal à l'origine.
J'en reviens encore une fois au chant que j'aime beaucoup car bien qu'hurlé mais pas trop finalement, celui-ci est placé comme il faut par Chuck Bonnett pour ne pas qu'il devienne lassant. Je pense que c'est aussi grâce à ce petit côté clair et harmonieux qu'il fait la différence.
Maintenant, je pense que c'est sans doute le manque de promotion qui fait que ce groupe n'a pas, ou ne pourra jamais passer nos frontières océanes. Heureusement qu'il reste Internet !
Effectivement, je n'ai jamais entendu parlé de ce groupe avant cet album, c'est bien dommage. Je ne sais pas ce que valent les albums précédents, mais lorsqu'on signe un groupe , il faut aussi se bouger les fesses et ne pas envoyer forcément qu'aux zines et radios. Internet est là pour faire avancer les choses alors il faut en profiter. Le groupe aussi peut prendre des initiatives, c'est en allant tous vers un même but que les choses bougeront. Bref, tout ça pour dire que plus de promo n'aurait pas été un luxe. On passe un bon moment à l'écoute de « Edge of my demise » ; les bases sont posées, pas de riffs compliqués mais balancés de manière à bien exploser à la figure. Rien de surprenant en soi, mais ça fait toujours son effet pour ma part. C'est du ricain, il n'y a pas à se poser de questions. Franchement, jetez-y une oreille, vous verrez, ça se laisse écouter...

Arzhu Decibels Storm - janvier 2009
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