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Chronique et review de l'album Mind Tricks de Disarmonia Mundi.

Disarmonia Mundi

"Mind Tricks"

(scarlet records -- 2006)

pochette de l'album Mind Tricks de Disarmonia Mundiimage élargie - pochette de l'album
Disarmonia Mundi - "Mind Tricks"
C'est avec une précision d'horloger, calée tous les deux ans, que Disarmonia Mundi sort son troisième opus.
Une fois de plus, le line-up s'est appauvri : on a pu constater le départ du bassiste Mirco pour finalement laisser un groupe avec un homme-à-tout-faire en la personne de Ettore et qui a deux chanteurs sur les bras.
Et bien tant pis, cela n'a pas empêché le groupe de sortir ce troisième album.
Alors, l'impression de plagiat qui avait débuté sur « Fragments of D-generation » se confirme bel et bien avec cet opus.
Ettore est un excellent musicien, toutes les chansons sont des tubes en puissance, agrémentées de ce chant clair et des harmonies conçues pour rameuter un maximum de monde. Par rapport à son prédécesseur, je trouve même que les chansons sont beaucoup plus accessibles au grand public.
De plus, les claviers, les structures de morceaux et tout l'ensemble se rapprochent tellement de Soilwork que cela en devient grotesque.
Les morceaux s'enchainent et passent comme une lettre à la poste, la dynamique est au rendez-vous... Soilw... euh... Disarmonia Mundi explose les décibels avec ses onze titres.
Par contre, je ne sais pas quand le titre « Mindtricks » a été composé mais, soit il commence comme « Take this life » d'In Flames, soit je suis complètement barjot !!!
Et ce n'est pas la seule chose, « A taste of collapse » a puisé ses inspirations certainement chez « Only for the weak », c'est indéniable...
Alors qu'on croyait que le clonage était interdit, certains n'ont pas eu de scrupules à y faire appel.
« Mind tricks » est un album qui s'écoute très facilement; on retient les morceaux en tête, c'est sûr, c'est la recette qu'il faut pour attirer une certaine jeunesse profane, mais cela ne fait pas tout.
On terminera sur une reprise de feu Pantera, « Mouth of war », qui est bien exécutée, avec un chant très puissant à la Phil Anselmo. Mais finalement, quel est l'intérêt de faire une reprise quand tout un album ressemble déjà à d'autres groupes ?
Vite écouté, vite rangé soit dans les « S », soit dans les « I », à côté de « Stabbing the drama » ou « Clayman », au choix...
Attendons alors le nouvel album, « The isolation Game », pour lequel les discussions du moment sont de savoir si Speed sera encore présent dans le groupe ou pas...

Arzhu Decibels Storm - décembre 2008
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